Archives de catégorie : Architecture

Passer au BIM, combien ça coûte?

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Le milieu bouillonne et beaucoup n’hésitent pas à parler de révolution. Le BIM est sur toutes les lèvres et nombre de bureaux d’architectes et d’entreprises s’apprêtent à franchir le pas. La question du coût est donc des plus légitimes.

Alors que l’industrie multiplie les propositions, difficile parfois de se faire une idée globale de ce que comporte la transition BIM. Déployer le BIM dans votre entreprise implique nombre d’éléments qu’il est utile d’énumérer au moment d’établir le budget.

Le logiciel lui-même coûte à l’achat entre 7’000 et 10’000 francs. La souscription annuelle de mise à jour et maintenance s’élève à environ 20% du prix d’achat. Ce logiciel permettra de réaliser et de modi er le modèle 3D, de faire des visualisations et des estimations de quantités. A ces fonctions «de base» (bien que déjà très riches) peuvent s’ajouter des modules complémentaires ou d’autres logiciels pour réaliser des analyses plus précises, la planification, etc. Les clones ou les versions « light » sont souvent offerts aux alentours de 1’000 à 2’000 francs. Gare aux éventuelles limitations auxquelles ses versions sont soumises (surtout au niveau de l’échange des données).

Une fois l’achat réalisé, vient le temps de la formation. Les logiciels BIM sont complexes, mais plutôt conviviaux. Une semaine de formation (au minimum) reste toutefois indispensable. Les prix, là encore sont plutôt variables, globalement entre 700 et 1200 francs par jours. A ne pas oublier, durant la période de formation les personnes sont absentes du bureau ou tout du moins, ne sont pas productives. Une formation interne est à envisager si vous avez les ressources pour le faire.

chr-9_bim-78-copieIdéalement vos employés doivent se sentir impliqués et comprendre que ce changement et cette formation sont tout à leur avantage. Ils y mettront du leur en se documentant et en s’engageant pleinement.

Les logiciels BIM sont extrêmement puissants. Ils requièrent donc des ordinateurs performants pour les faire tourner. Compter 2’500 à 3’500 francs pour ce type de machines, avec écrans. Sauf si bien sûr si vous disposer déjà de ce type d’ordinateur.

Il n’est jamais facile de changer les vieilles habitudes. Le BIM est un changement radical part rapport à la CAO, ce qui pourrait entraîner une relative perte de rendement initiale. vous ne pourrez pas passer du jour au lendemain de l’un à l’autre sans encombres. Certains parlent d’environ 20-30% de baisse de rendement les quatre premiers mois. vous connaissez le salaire et les charges de vos employés, le calcul est relativement vite fait.

Mettre en place le BIM dans l’entreprise prend du temps, beaucoup de temps. Le BIM impose de changer les méthodes de travail de chacun. Il faut mettre en place et tester les nouveaux flux de travail, créer les standards, les gabarits, expliquer, tester et échanger.

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C’était mieux avant?

Les arguments énumérés jusqu’ici sont, certes, plutôt rebutants. Posons donc la ques- tion autrement: Combien cela vous coûte-t-il de ne pas passer au BIM? Le passage de la planche à dessin à la CAO, qui est encore dans beaucoup de mémoires, donne sans doute une bonne indication. Personne aujourd’hui n’imagine ressortir ses Rapidos et revenir en arrière! Personne non plus n’a mis la clé sous le paillasson pour être passé à la CAO, malgré l’engagement et les coûts initiaux.

Tout comme la CAO, le BIM donne globalement des résultats positifs assez rapidement. En effet les études le démontrent: après un an d’exploitation du BIM, la production enregistre une augmentation d’environ 25% et cela continue d’augmenter les années suivantes. Le coût initial sera ainsi amorti au bout de deux ans environs. Et bien sûr le BIM pourrait vous amener des affaires supplémentaires.

Une question qui revient souvent est: «Qui paie?». La réponse est pourtant simple: celui qui bénéficie de la valeur ajoutée par le BIM. Admettons que vous soyez architectes. vous utilisez le logiciel BIM comme aide à la conception et pour faire des visualisations 3D uniquement. Votre maquette n’est pas structurée, donc il n’y aura pas d’échange possible sans travail. Là clairement vous êtes le seul bénéficiaire, donc vous payez ou si vous préférez vous ne pouvez pas facturer les coûts supplémentaires à votre client.

«25% d’augmentation de productivité après un an»

Pareil si vous êtes une entreprise de construction et que vous réalisez une maquette numérique afin de faire des détections de conflits, de la planification de chantier, de la gestion des coûts voire de la sécurité. vous en bénéficiez donc vous prenez en charge les coûts.

Par contre si vous êtes architectes et que vous utilisez tous les avantages de la maquette numérique structurée, comme pour les calculs énergétiques, et que votre client économise même un faible pourcentage de sa consommation d’énergie sur la durée de vie du bâtiment, alors là votre client doit prendre en charge les coûts de conception supplémentaires. Et si en plus vous faîtes la coordination des maquettes (structure, MEP, etc.), que ces maquettes sont passées à l’entrepreneur et que celles-ci sont ensuite mise à jour « tel que construite », que votre client pourra l’utiliser pour la maintenance, alors là bien sûr votre client devra payer pour cette plus-value. A vous de le convaincre…

Certes, le BIM est encore jeune. Mais les retours d’expérience très positifs se multiplient et les avantages pour le Maître d’ouvrage sont relativement simples à expliquer. La demande de la part des clients, bien informés et tournés vers l’avenir, se renforce clairement. Certains marchés publics l’imposent déjà. (Article de Patrick Riedo objectif-bim.com, Adaptation:Massimo Simone) •

Le BIM, combien ça coûte?

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Le milieu bouillonne et beaucoup n’hésitent pas à parler de révolution. Le BIM est sur toutes les lèvres et nombre de bureaux d’architectes et d’entreprises s’apprêtent à franchir le pas. La question du coût est donc des plus légitimes.

Alors que l’industrie multiplie les propositions, difficile parfois de se faire une idée globale de ce que comporte la transition BIM. Déployer le BIM dans votre entreprise implique nombre d’éléments qu’il est utile d’énumérer au moment d’établir le budget.

Le logiciel lui-même coûte à l’achat entre 7’000 et 10’000 francs. La souscription annuelle de mise à jour et maintenance s’élève à environ 20% du prix d’achat. Ce logiciel permettra de réaliser et de modi er le modèle 3D, de faire des visualisations et des estimations de quantités. A ces fonctions «de base» (bien que déjà très riches) peuvent s’ajouter des modules complémentaires ou d’autres logiciels pour réaliser des analyses plus précises, la planification, etc. Les clones ou les versions « light » sont souvent offerts aux alentours de 1’000 à 2’000 francs. Gare aux éventuelles limitations auxquelles ses versions sont soumises (surtout au niveau de l’échange des données).

Une fois l’achat réalisé, vient le temps de la formation. Les logiciels BIM sont complexes, mais plutôt conviviaux. Une semaine de formation (au minimum) reste toutefois indispensable. Les prix, là encore sont plutôt variables, globalement entre 700 et 1200 francs par jours. A ne pas oublier, durant la période de formation les personnes sont absentes du bureau ou tout du moins, ne sont pas productives. Une formation interne est à envisager si vous avez les ressources pour le faire.

Idéalement vos employés doivent se sentir impliqués et comprendre que ce changement et cette formation sont tout à leur avantage. Ils y mettront du leur en se documentant et en s’engageant pleinement.

Les logiciels BIM sont extrêmement puissants. Ils requièrent donc des ordinateurs performants pour les faire tourner. Compter 2’500 à 3’500 francs pour ce type de machines, avec écrans. Sauf si bien sûr si vous disposer déjà de ce type d’ordinateur.

Il n’est jamais facile de changer les vieilles habitudes. Le BIM est un changement radical part rapport à la CAO, ce qui pourrait entraîner une relative perte de rendement initiale. vous ne pourrez pas passer du jour au lendemain de l’un à l’autre sans encombres. Certains parlent d’environ 20-30% de baisse de rendement les quatre premiers mois. vous connaissez le salaire et les charges de vos employés, le calcul est relativement vite fait.

Mettre en place le BIM dans l’entreprise prend du temps, beaucoup de temps. Le BIM impose de changer les méthodes de travail de chacun. Il faut mettre en place et tester les nouveaux flux de travail, créer les standards, les gabarits, expliquer, tester et échanger.

chr-9_bim-4C’était mieux avant?

Les arguments énumérés jusqu’ici sont, certes, plutôt rebutants. Posons donc la ques- tion autrement: Combien cela vous coûte-t-il de ne pas passer au BIM? Le passage de la planche à dessin à la CAO, qui est encore dans beaucoup de mémoires, donne sans doute une bonne indication. Personne aujourd’hui n’imagine ressortir ses Rapidos et revenir en arrière! Personne non plus n’a mis la clé sous le paillasson pour être passé à la CAO, malgré l’engagement et les coûts initiaux.

Tout comme la CAO, le BIM donne globalement des résultats positifs assez rapidement. En effet les études le démontrent: après un an d’exploitation du BIM, la production enregistre une augmentation d’environ 25% et cela continue d’augmenter les années suivantes. Le coût initial sera ainsi amorti au bout de deux ans environs. Et bien sûr le BIM pourrait vous amener des affaires supplémentaires.

Une question qui revient souvent est: «Qui paie?». La réponse est pourtant simple: celui qui bénéficie de la valeur ajoutée par le BIM. Admettons que vous soyez architectes. vous utilisez le logiciel BIM comme aide à la conception et pour faire des visualisations 3D uniquement. Votre maquette n’est pas structurée, donc il n’y aura pas d’échange possible sans travail. Là clairement vous êtes le seul bénéficiaire, donc vous payez ou si vous préférez vous ne pouvez pas facturer les coûts supplémentaires à votre client.

«25% d’augmentation de productivité après un an»

Pareil si vous êtes une entreprise de construction et que vous réalisez une maquette numérique afin de faire des détections de conflits, de la planification de chantier, de la gestion des coûts voire de la sécurité. vous en bénéficiez donc vous prenez en charge les coûts.

Par contre si vous êtes architectes et que vous utilisez tous les avantages de la maquette numérique structurée, comme pour les calculs énergétiques, et que votre client économise même un faible pourcentage de sa consommation d’énergie sur la durée de vie du bâtiment, alors là votre client doit prendre en charge les coûts de conception supplémentaires. Et si en plus vous faîtes la coordination des maquettes (structure, MEP, etc.), que ces maquettes sont passées à l’entrepreneur et que celles-ci sont ensuite mise à jour « tel que construite », que votre client pourra l’utiliser pour la maintenance, alors là bien sûr votre client devra payer pour cette plus-value. A vous de le convaincre…

Certes, le BIM est encore jeune. Mais les retours d’expérience très positifs se multiplient et les avantages pour le Maître d’ouvrage sont relativement simples à expliquer. La demande de la part des clients, bien informés et tournés vers l’avenir, se renforce clairement. Certains marchés publics l’imposent déjà. (Article de Patrick Riedo objectif-bim.com, Adaptation:Massimo Simone) •

Qui fait quoi?

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Pour les communes et autres institutions publiques, la gestion d’un projet de construction, scolaire par exemple, relève d’un processus complexe. Comment organiser le suivi et assurer la maîtrise du projet et de ses coûts pour obtenir un résultat de qualité? Du MO à l’architecte en passant par le BAMO et le RMO, Christiane von Roten, membre du comité SIA Vaud, nous rappelle qui fait quoi.

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Chantiers & Rénovation (C&R): Nombre de communes vivent une phase de fort développement. Qu’est-ce qui peut les aider à mener à bien leurs projets de construction?                                     Christiane von Roten (CvR): L’un des fondements de la réussite d’un projet de construction réside dans la con ance mutuelle entre les parties. Ce rapport de confiance n’est pas toujours issu d’une relation éprouvée, car le maître de l’ouvrage public, une commune par exemple, ne connaît pas toujours l’architecte avec qui il devra collaborer. Il s’agit donc de définir au préalable et clairement la répartition des tâches et des responsabilités de chacun. S’il existe pour cela des outils (Code des obligations, norme de compréhension SIA 112 «Modèle et conduite de projet», contrats SIA 1001/1-2-3), il convient de rappeler ici quelques pistes favorisant le succès d’un projet.

C&R: La première?
CvR: Plus un maître de l’ouvrage (MO) s’implique dans le processus, plus l’objet construit satisfera ses besoins.

C&R: Mais le processus est complexe.
CvR: Oui, et il exige de la part des acteurs concernés des compétences pointues et multiples. Pour l’architecte, il s’agit de coordonner des contraintes et des besoins parfois antagonistes en vue de proposer à son client la meilleure solution. Le MO, quant à lui, doit avoir les disponibilités et les compétences nécessaires pour prendre des décisions en toute connaissance de cause. Cet investissement mutuel de la part du MO et de son mandataire est garant de la qualité d’une construction, du respect de ses délais et de ses coûts.

C&R: Toutes les communes ne disposent pas de telles ressources. Que constatez-vous sur le terrain?
CvR: Souvent désemparées face à l’ampleur de la mission, les communes font aujourd’hui de plus en plus appel à des spécialistes «Bureau d’assistance au maître de l’ouvrage» (BAMO) ou «Représentant du maître de l’ouvrage» (RMO).

C&R: Pouvez-vous nous préciser les rôles de ces derniers?
CvR: Dans les deux cas, il s’agit de bureaux mandatés par le MO pour l’assister dans toutes ou partie de ses tâches au fil du projet. Leur profil est similaire, s’agissant de spécialistes expérimentés dans les domaines de la construction et des marchés publics, familiarisés avec les outils de gestion des coûts, des délais et du management de projet. Un BAMO n’assistera que partiellement le MO, agissant comme un expert compétent sur des tâches bien précises. Le cahier des charges d’un RMO sera plus large: il assistera et représentera le MO dans toutes ses tâches et tout au long du processus, agissant comme «chef de projet» du MO.

C&R: Le BAMO/RMO n’assure donc pas des prestations de l’architecte.
CvR: Non, il s’agit d’un mandat spécifique dont le but est bien de compléter les compétences et les disponibilités du MO. Cette assistance ne libère pas de ses responsabilités le MO qui, dans tous les cas, reste le seul à prendre les décisions et à signer les contrats.

C&R: Les architectes sont souvent à la tête d’un pool de mandataires. Qu’en est-il?
CvR: Parfois, le MO étend les responsabilités de l’architecte pour qu’il assure la fonction de mandataire général, le soulageant ainsi de la gestion des professionnels spécialisés (l’architecte conclut alors des contrats de sous-traitance avec ces derniers). Cette mission supplémentaire, qui relève du cahier des charges du MO, ne correspond pas forcément aux compétences de base de l’architecte. Le MO doit donc au préalable s’assurer que les architectes, chargés de la mission de mandataire général (selon la norme SIA 112), possèdent les compétences et les ressources suffisantes pour assumer cette responsabilité étendue.

C&R: Finalement donc, pas d’antagonisme entre architectes et BAMO ou RMO?
CvR: Tous ont le même but et, si les rôles sont bien définis, la collaboration est très fructueuse. L’architecte sert au mieux de ses connaissances et de sa compétence les inté- rêts du MO pour atteindre les objectifs de celui-ci. Il se porte garant de ses intérêts et, de ce fait, est tenu de l’informer, de le mettre en garde et de le conseiller tout au long du processus. Aussi, l’architecte est le partenaire de confiance du maître d’ouvrage. Et il a besoin d’un MO investi dans sa mission, ou d’un BAMO/RMO qui le représente, afin de garantir un résultat à la hauteur des attentes de tous. •

Démocratie en chantier

Parlement Vaudois – Château Saint-Maire, LausanneCHR 7_Parlement_Lsne 1

Pascal Broulis nous fait la visite des deux chantiers emblématiques qui sont actuellement sous sa responsabilité: la reconstruction du Parlement Vaudois et la rénovation du Château Saint-Maire.

Passionné et parfaitement à l’aise au milieu des gravats, agile sur les échafaudages comme il l’est avec les chiffres. Le patron des Finances vaudoises a repris le dossier de la reconstruction du Parlement alors que celui-ci était pratiquement dans l’impasse pour cause de refus populaire de la nouvelle architecture, et en particulier de la toiture, proposée par le premier projet. L’homme a su remettre tout le monde autour d’une table et, arrondissant les angles (un peu) et redimensionnant le toit (surtout), il a évité que le site ne reste en friche encore plus longtemps et que les parties historiques pouvant encore être sauvées ne soient définitivement perdues. Le chantier est aujourd’hui bien avancé et l’inauguration approche à grands pas.

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Dans le respect des institutions, la rénovation centenaire du château Saint-Maire prévue de longue date, était mise en attente. «Il aurait été mal venu, explique Pascal Broulis, que l’on rénove le château avant d’avoir trouvé la solution pour le Parlement. Dès que la situation s’est débloquée, nous avons pu voter le crédit pour le château avec des projets quasi définitifs.» Aujourd’hui, le site de Perregaux, la butte qui domine la colline de la Cité et qui donne appui à ces deux bâtiments emblématiques de la démocratie vaudoise, est un vaste chantier.

L’article complet est à découvrir dans notre édition de septembre. Contactez Tania ou Stéphanie et recevez un exemplaire gratuit ou souscrivez un abonnement!

Du ventre au cœur

Canopée du Forum des Halles, ParisCHR 4_metal_halles 2

Après plus de cinq ans de travaux, la rénovation du Forum des Halles a été révélée au public le 5 avril dernier. Sa Canopée, immense couverture constituée de 7000 tonnes de charpente métallique et de 26000 m2 de vitrage, est le nouveau symbole des lieux.

Construit dans les années 70, le Forum des Halles avait redonné vie à un trou béant laissé vide par la démolition d’anciennes halles de marché, celles décrites par Émile Zola dans le roman Le Ventre de Paris publié en 1873.

D’abord saluée pour sa modernité, l’architecture du site est vite devenue obsolète. Le centre commercial – entièrement souterrain, étriqué, bas de plafond et mal éclairé – ainsi que les aménagements alentour ont rapidement perdu de leur attrait. Pourtant, sa position centrale dans le 1er arrondissement de Paris et sa connexion à la plus grande gare souterraine de France (plus d’un million de voyageurs transitent chaque jour dans la station Châtelet-Les Halles dans laquelle convergent trois lignes RER et cinq lignes de métro) lui confèrent un potentiel phénoménal.

L’heure était donc venue de redonner éclat et attractivité au lieu et c’est chose faite avec le projet inauguré le 5 avril dernier.CHR 4_metal_halles 8

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Une gigantesque feuille                        Comme une gigantesque feuille ondulant au-dessus de Paris, un immense toit d’acier et de verre recouvre désormais le Forum des Halles. Cette prouesse architecturale, haute de 14 mètres, est vaste comme la Cour carrée du Louvre! Les architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti ont puisé leur inspiration dans la nature pour concevoir cette toiture étonnante. «J’ai dessiné comme des fluides toutes les énergies naturelles et urbaines agissant sur ce site complexe et, en optimisant ceux-ci, ils ont commencé à faire apparaître un motif qui a modelé la silhouette de l’architecture», explique avec passion Patrick Berger, le co-concepteur de la Canopée. «Ce joli mot désigne habituellement la partie supérieure des forêts en contact direct avec l’atmosphère et les rayons du soleil», ajoute-t-il.

Les quinze «ventelles» de verre de la Canopée, sortes d’immenses lames, se superposent et laissent passer la lumière et l’air.CHR 4_metal_halles 9CHR 4_metal_halles 6 Grâce à cet édifice couleur de sable et ses 18000 écailles de verre, la clarté du jour pénètre à travers les puits des escalators. Les rues souterraines des Halles et les cent cinquante enseignes rénovées et aux surfaces agrandies deviennent ainsi plus lumineuses, plus accueillantes. Cette architecture novatrice relie «la ville du dessous à celle du dessus» selon le souhait de ses concepteurs.

Spot touristique                                                                                                         Situé dans l’hypercentre de la ville, le site vise à devenir le nouveau cœur de Paris. Ouvert, vivant, accueillant et lumineux, le nouveau Forum des Halles se mue en véritable lieu de vie et non seulement lieu de transit.

Les concepteurs ont ainsi porté une attention particulière à reconnecter le forum au quartier. Quatre entrées supplémentaires ont été créées et des commerces de proximité – s’adressant premièrement aux habitants du quartier – s’ajoutent à l’offre commerciale. Les nouveaux lieux de restauration promettent également d’être très appréciés. Il y a notamment deux brasseries, avec vue panoramique sur la Canopée, et des terrasses donnant sur le futur jardin que le directeur du centre commercial imagine comme un «Champ-de-Mars» où les gens viendront pique-niquer.CHR 4_metal_halles 5

Le centre compte aussi sur son offre culturelle pour attirer les visiteurs (cinémathèque, centre de culture hip-hop, deux salles de spectacles, école de danse, conservatoire, médiathèque, cinéma multisalle, bibliothèque, etc.). •

L’eau, la vie

AQUATIS, LAUSANNE

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Si vous avez emprunté la ceinture autoroutière de Lausanne dernièrement vous n’avez pas pu manquer le scintillement des 100’000 disques d’aluminium de la façade d’Aquatis. L’effet produit par le vent évoque tantôt des écailles de poisson sous les rayons du soleil, tantôt des vagues sur un plan d’eau.

Le plus grand aquarium d’eau douce d’Europe promet d’immerger les visiteurs dans une odyssée à travers les cinq continents. Un parcours ludique et didactique rythmé par une cinquantaine d’aquariums et vingt écosystèmes. Le plus grand d’entre eux, dénommé « Evolution », contiendra un million de litres d’eau!

À un an de l’ouverture d’Aquatis, nous faisons le point sur ce chantier unique.
… découvrez l’article complet dans notre édition de mars 2016, contactez Tania et recevez un exemplaire gratuit! CHR 3_aquatis 4
Capture d’écran 2016-05-09 à 10.08.31RDR, Architectes à Lausanne. Lausanne-Vennes, AquapôleCHR 3_aquatis 1

Welcome, Bienvenue, 歓迎

Pavillon d’accueil – Under One Roof, EPFLCHR 2_1roof epfl 1

Le campus de l’EPFL ne cesse d’évoluer. Après le Rolex Learning Center, c’est le projet Under One Roof qui vient compléter les bâtiments d’accueil de l’école. Un pavillon à la triple fonction fait de bois, d’acier et d’ardoise.

Par Massimo Simone

La construction du Learning Center a donné une impulsion nouvelle au campus de l’EPFL. Ce bâtiment fait office de porte d’entrée de l’école ainsi que de lieu de vie, de rencontre et de travail pour les étudiants, les collaborateurs et les visiteurs. La place Cosandey sur laquelle il s’ouvre est aujourd’hui en mutation. ChantiersUne longue construction, conçue par le bureau japonais Kengo Kuma & Associates, va créer un nouveau lien et une nouvelle attraction au cœur du campus.

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Baptisé «Under One Roof», ce bâtiment réunit trois pavillons aux fonctions distinctes sous le même toit. Deux porches couverts, l’un piéton, l’autre pour les véhicules motorisés, les relient. Le bureau d’architectes CCHE Architecture et Design SA a été choisi en tant qu’architecte local. L’entreprise Marti Construction SA gère le tout en entreprise totale.

La particularité de ce projet réside dans son apparente simplicité et …

… découvrez l’article complet dans notre édition de mars 2016, contactez Tania et recevez un exemplaire gratuit!

Le bois entre en scène

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Le Grand Théâtre de Genève a fermé ses portes jusqu’à l’automne 2018 pour une rénovation lourde. Au cours de ces deux saisons, mélomanes et autres amateurs de ballets et de récitals seront accueillis dans un théâtre éphémère, entièrement en bois. Ce bâtiment provisoire a été acheté à la Comédie-Française qui l’a construit en 2012 lors du réaménagement de la célèbre Salle Richelieu du Palais-Royal.

Depuis le début de l’année, le Grand Théâtre de Genève est fermé pour y permettre d’importants travaux. Afin de ne pas priver les amoureux du bel canto de représentations, l’institution a racheté le théâtre éphémère de la Comédie-Française et l’a implanté – après quelques péripéties et moult modifications et adaptations – dans la Campagne Rigot, à deux pas du Palais des Nations. Rebaptisé «Opéra des Nations», il a accueilli les premières représentations en février.

Cette construction en modules de bois préfabriqués, conçus pour être rapidement assemblés et démontés, a séduit le Grand Théâtre de Genève qui était à la recherche d’une structure semblable.

Les éléments existants ont été réutilisés et complétés. Le budget pour l’ensemble de l’opération, à savoir le démontage, le transport, l’adaptation et le montage à Genève, s’élève à environ 10 millions de francs suisses pour lesquels des mécènes se sont mobilisés.

«un théâtre provisoire entièrement en bois»

Afin de répondre au mieux aux nouveaux types de représentations, la structure globale a été élargie et allongée, la scène et les gradins sont transformés et une fosse d’orchestre est intégrée, tout comme les loges d’artistes et les locaux techniques. L’ossature primaire est entièrement neuve.

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Art vivant

Le projet genevois démontre toute la versatilité de la construction bois. Partant des éléments de base – 1000 m3 de bois, ayant nécessité 70 semi-remorques pour le transport de Paris à Genève –, les architectes et ingénieurs ont créé, avec force et finesse, un nouveau bâtiment. Tous les nouveaux éléments – des pieux battus dans le terrain à la structure porteuse primaire – ont été réalisés en bois local provenant des forêts genevoises, vaudoises et fribougeoises. La trame a été scindée et …

… découvrez l’article complet dans notre édition de février 2016, contactez Tania et recevez un exemplaire gratuit!

 

 

Les meilleurs, pour l’exemple

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Le centre de transformation des déchets Amager Bakke, à Copenhague (meilleur projet industriel) comporte également onze étages de bureaux et une piste de ski sur son toit.

BIM Awards                                                                                                               Tekla, société finlandaise faisant partie du groupe Trimble, développe des logiciels de modélisation à destination des secteurs de la construction, des infrastructures et de l’ingénierie. Tous les deux ans, elle sélectionne les meilleurs projets de modélisation de l’information du bâtiment à l’occasion des International BIM Awards. Nous vous présentons les lauréats.

Les meilleurs projets au monde de modélisation de l’information du bâtiment ont été sélectionnés. Issus de trois continents, les lauréats ont su mettre en évidence l’extrême solidité de leurs compétences en matière de modélisation, de collaboration et d’innovation. Les projets sont répartis en huit catégories (bâtiments commerciaux, projets publics, bâtiments industriels, sport et loisir, infrastructures, petits projets, projets d’étudiants, prix du public et mention spéciale).

Parmi les plus spectaculaires, citons le terminal Midfield de l’aéroport international d’Abu Dhabi et le centre logistique PTDC de 190 000 m2 à Sipoo, en Finlande.

Le premier, primé dans la catégorie des projets publics et réalisé par China State Constructions Engineering Corporation, comprend dix-huit voûtes d’acier indépendantes sur une longueur de 180 mètres. La maquette numérique BIM a permis de réduire la durée du projet et d’améliorer la productivité. Les chiers BIM 3D provenant de divers participants au projet ont été combinés dans Tekla pour le contrôle des collisions, évitant ainsi les problèmes sur chantier.

Le second, primé dans la catégorie des projets commerciaux et réalisé par le consortium Freeway, est un bâtiment commercial pour le secteur de la grande distribution. L’équipe de projet a modélisé les éléments préfabriqués, l’acier ainsi que les armatures. La gestion et le suivi des éléments préfabriqués ont été réalisés avec le modèle Tekla. L’équipe de projet a combiné les données MEP avec les modèles de construction pour assurer la faisabilité, et a exploité les modèles sur chantier.

Combined-Abu-Dhabi.AirportsBIM dès le début                                                                                                          Les spécialistes reconnaissent unanimement que l’usage de la maquette numérique est optimale lorsqu’un maximum de phases et d’informations sont intégrées, si possible dès les premières esquisses. C’est le cas du bâtiment de 85 mètres de haut Amager Bakke, à Copenhague au Danemark, qui a été reconnu meilleur projet industriel. Ce bâtiment moderne de transformation des déchets en énergie comporte également onze étages de bureaux et une piste de ski sur son toit. MOE A/S a exploité les outils numériques de manière innovante, dès les toutes premières étapes de la création aux derniers petits détails de la conception. L’entrepreneur et les sous-traitants principaux ont tiré parti de Tekla pour l’exécution, la fabrication et la plani cation du montage sur site.

En plus de la modélisation structurelle détaillée, le BIM peut également être utilisé de manière innovante pour plani er et gérer l’aménagement, la logistique du projet et la chaîne d’approvisionnement. C’est ce qu’ont fait l’entrepreneur Barton Malow et ses sous-traitants en charge du projet Daytona Rising, aux Etats-Unis, primé dans la catégorie sports et loisirs.

Le meilleur projet d’infrastructure, l’ouvrage d’art Isoisänsilta (le pont de grand-père), a été proposé par un consortium du même nom. Ce pont de 150 mètres de long est dédié aux cyclistes et aux piétons. L’équipe a optimisé l’exploitation des données BIM en réduisant l’impression des documents pour la construction. L’ensemble des métrés pour les appels d’offres a été réalisé à partir du modèle.

Le lauréat nommé dans la catégorie étudiant est une équipe de cinq étudiants de l’université TongMyong en Corée du Sud. Son modèle de projet constructible présente un vaste bâtiment à la géométrie complexe avec de nombreux matériaux. Le modèle Tekla reprenait un processus Open BIM classique utilisé en ingénierie. Le jury a décerné une mention spéciale à l’unité d’isomérisation de la raffinerie de pétrole de Porvoo proposée par A-Insinöörit. En utilisant les modèles de l’information du bâtiment, les caractéristiques numériques de la structure existante et les équipements de production, l’équipe est parvenue à concevoir, à plani er et à exécuter le projet en respectant un calendrier très serré. Ce projet illustre les avantages du BIM au-delà de la phase de construction.

La Suisse en or!

BIM D’OR – Nouvel hôpital Limmattal

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L’édition 2015 des BIM D’OR a vu le projet de construction du nouvel hôpital Limmattal à Schlieren, près de Zurich, un projet dont le développement et la réalisation reviennent à Losinger Marazzi SA, remporter le prix de la catégorie projets internationaux.

Mercredi 16 septembre 2015 a eu lieu, à Paris, la remise des prix des BIM D’OR 2015, concours qui récompense les meilleures utilisations du BIM (Building Information Modeling) et de la maquette numérique. Elle était organisée par Le Moniteur, la revue hebdomadaire de référence en France dans le domaine de la construction, et les Cahiers techniques du bâtiment. Le concours distinguait, pour la deuxième année consécutive, les projets mettant en œuvre de nouvelles pratiques autour du BIM. Il comportait dix catégories pour lesquelles pas moins de cent huit dossiers ont été déposés.

Une organisation numérique
au service du projet
Dans la catégorie projets internationaux, la palme est revenue à celui du nouvel hôpital Limmattal, développé et réalisé par Losinger Marazzi SA en collaboration avec BFB Architekten à Zurich et Brunet Saunier Architecture à Paris. Le jury a particulièrement apprécié la centralisation des données et la fluidité permanente des échanges, entre tous les participants au projet. Le processus de synthèse 2D permet de gérer l’ensemble des remarques et des modifications sous la forme d’annotations numériques. La traçabilité de l’évolution du projet devient effective. La synthèse 3D permet à tous – architectes (BFB Architekten à Zurich et Brunet Saunier Architecture à Paris), ingénieur civil (BG Ingénieurs) et ingénieur chauffage ventilation climatisation sanitaire CVCS (Hans Abicht) de détecter les conflits entre les métiers et de les résoudre lors des réunions de coordination.

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Modélisation des données du bâtiment                                                                      Le BIM constitue la première étape d’une numérisation intégrale du monde de la construction. Il induit une nouvelle qualité dans les échanges entre les différents intervenants. Tous ceux qui sont impliqués dans les études et l’exécution travaillent simultanément à un même processus. Ils ont accès aux mêmes données, toujours actualisées et sans redondances. En d’autres termes, ils parlent la même langue. Le BIM va au-delà des logiciels classiques de conception assistée par ordinateur (CAO). Ainsi, il permet de simuler le projet sous différents aspects (thermiques, sismiques, éco-conception, etc.) et de prévoir l’organisation du chantier (matériaux et matériels, personnel, etc.). On parle de 3D, 4D, 5D, 6D et même 7D! (4D = image 3D avec le planning des délais; 5D = image 3D avec la calculation des coûts; 6D = image 3D avec les simulation de l’efficacité énergétique; 7D = image 3D avec les informations liées à l’exploitation ou Life Cycle Management).

Construire avant de construire                                                                                          Le BIM permet de réaliser une construction numérique avant la réalisation …

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