Archives de catégorie : machines de chantier

Le BigData est déjà sur vos chantiers. Le saviez-vous?

Une enquête menée auprès des fabricants européens de matériels de chantier place la télématique en tête des prochaines évolutions. Pourtant l’analyse des méga-données n’est encore que peu exploitée. Affaire à suivre.

Le CECE, Comité européens des constructeurs d’engins, a mené une enquête auprès de 78 fabricants européens d’engins de chantiers, de toutes tailles et de différentes nationalités. L’une des questions portait sur l’identification des techniques appelées à se développer dans les engins de chantier durant les 5 années à venir. « La télématique et les radiocommandes » ont répondu 62% d’entre eux, avant « la réduction des émissions polluantes » (55%) et « les transmissions hybrides et électriques » (37%). Etonnamment, le plus mauvais score est « L’Analyse des Méga-données », qui ne représente un enjeu d’avenir pour seulement 14% des entreprises interrogées.

Pourtant, l’analyse des données est le corolaire de la télématique sans laquelle cette dernière n’offre finalement que peu d’avantages. Le traitement du flux de données générés les utilisateurs est la réelle valeur de la télématique. Télématique et traitement des données sont une seule et même technologie, ce que Caterpillar et Komatsu, les deux marques les plus avancées sur le sujet, ont bien compris. Visiblement, beaucoup de fabricants anticipent l’arrivée de la connectivité dans leurs machines sans vraiment saisir de quoi il s’agit.

L’acier intelligent Lors d’une conférence de presse donnée en marge de la dernière Bauma, Doug Oberhelman, CEO de Caterpillar a résumé le cap qu’il compte imprimer à l’entreprise pour les années à venir avec la formule « acier intelligent ». « Il y a une vraie transformation de notre monde autour des nouvelles technologies, a-t-il précisé. Nous voulons être le leader dans ce domaine et nous apporterons des solutions non seulement pour les machines Caterpillar mais également pour toutes les autres machines ».

L’Américain considère en effet que les chantiers n’ont pas encore vécu le boom de productivité que l’informatisation a provoqué dans l’industrie et les services. Il s’y prépare autour de deux axes : la connectivité et l’analyse de données. « Avec 400 000 machines connectées, Caterpillar possède déjà des millions de données enregistrées. C’est une expertise unique au monde ». Doug Oberhelman en profite pour rappeler que l’entreprise maintient un budget de recherche et développement de 2 milliards de dollars par an (soit 8 millions de dollars par jour !) dont une bonne partie est allouée au développement de logiciels.

La gestion et l’informatisation des engins de chantier promet d’énorme gains en termes de gestion et d’exploitation. Aux Etats-Unis, en Europe tout comme en Suisse les entreprises n’en sont qu’aux balbutiements en la matière et de nouvelles compétences doivent être acquises afin d’amener la gestion du parc machines dans une nouvelle dimension.

Des questions restent néanmoins en suspens, et pas seulement d’ordre technique. Par exemple : à qui appartiennent les données émises par une machine, à son fabricant ou à son propriétaire ? Un fournisseur est-il autorisé à analyser dans leurs moindres détails les méthodes de travail de ses clients ? Si le modèle recherché par Caterpillar est celui d’un quasi-monopole, comme ceux qui dominent actuellement la nouvelle économie c’est plutôt sur le terrain légal que les firmes doivent encore travailler.

Bientôt la révolution                                                                                          Depuis 2002 déjà, Caterpillar et Trimble collaborent sur divers projets de guidage et sur le traitement des données. Spécialiste du secteur, Trimble a acquis ces dernières années une force grandissante et ses liens avec Google laissent imaginer des développements surprenants pour le futur proche.

Lors de la dernière Bauma, Trimble a d’ailleurs signé des accords avec plusieurs autres grands fabricants, notamment Volvo, Hyundai et Doosan.

Avec les deux Coréens, l’accord porte sur le pré-câblage de plusieurs modèles de pelles pour faciliter le branchement ultérieur d’accessoires Trimble. Avec Volvo, cela va un peu plus loin puisqu’il s’agit de l’intégration complète d’un système de guidage et de positionnement en trois dimensions à l’intérieur d’une pelle Volvo, vendue ainsi tout équipée par le fabricant lui-même.

L’intégration complète de ces systèmes électroniques d’aide à la conduite a plusieurs avantages. Montés en usine, directement sur la chaîne d’assemblage, les composants sont mieux intégrés et mieux protégés. Vendus comme une option, ils sont couverts par la garantie globale de la machine et suivis par le même service après-vente.

Bien avancé également dans ce domaine, Komatsu avait lui choisi de s’associer avec Topcon pour lancer en 2013 ses premiers modèles tout équipés, une gamme qui ne cesse depuis de s’étendre. Force est de constater que les autres marques sont en retard, le pré-câblage n’étant qu’une facilité de branchement qui nécessite de faire appel à tiers pour rendre sa machine « intelligente ». Comme (presque) à chaque fois qu’une évolution majeure s’apprête à émerger, ce sont les grands acteurs – qui ont la vision et les moyen pour investir dans la R&D – qui jouent les précurseurs. Dans ce domaine et au vu des sommes colossales qui sont en jeu, l’agilité et la réactivité des plus petits n’est souvent pas suffisante.

Plus grand, plus performant

Site de production Liebherr, Bulle

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Forte de son succès interne et en vue de nouveaux accords commerciaux, Liebherr Machines Bulle SA agrandit et transforme son site de production. Un investissement de quelque 200 millions pour anticiper et toujours être plus grande et plus performante.

Présente à Bulle depuis bientôt quarante ans, Liebherr y développe, fabrique et teste des moteurs qui équipent différents types de machines de la marque et de tiers.

Dans un processus de développement quasi permanent, la société a entamé en 2013 un vaste programme d’agrandissement et d’optimisation qui s’étend à l’horizon 2020. Celui-ci comprend l’extension des halles existantes ainsi que la construction de plusieurs nouveaux bâtiments. Il s’agissait avant tout de créer un centre logistique, de nouveaux bancs d’essais pour les moteurs diesel et à gaz ainsi qu’un nouveau bâtiment dédié aux systèmes d’injection.

La réorganisation des lignes de production est également à l’ordre du jour. Outre un accroissement en termes de productivité, l’investissement doit permettre de répondre de manière exible aux besoins des clients et de suivre le rythme des changements de normes environnementales (tous les trois à cinq ans en moyenne).

Deux ans après le premier coup de pioche, nous faisons le point avec Claude Ambrosini, directeur du site.

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Chantiers & Rénovation (C&R): Vous avez présenté en 2014 un plan d’investissement de quelque 200 millions de francs. Quels en sont les composants?

Claude Ambrosini (CA): La pièce maîtresse est le nouveau centre logistique, un stockage automatisé qui alimente la chaîne de production en flux tendu. De là découle la mise en place d’un flux optimisé des marchandises dans l’usine. Nous avons également créé une nouvelle halle dédiée aux systèmes d’injection, un pool R&D-essais-diagnostics ainsi qu’une nouvelle halle d’expédition.

C&R: L’industrie des machines connaît pourtant quelques soubresauts. Qu’est-ce qui dicte une intervention aussi importante La folie des grandeurs?

CA: Liebherr planifie son développement en décennies plutôt qu’en années. Nous nous dotons aujourd’hui d’un outil qui a le potentiel de nous faire doubler notre chiffre d’affaires. Cet objectif ambitieux ne va pas être atteint à court terme. Beaucoup de choses ont changé dans le monde depuis 2014.

C&R: Qu’est-ce qui freine votre progression?

CA: Nous avons par exemple un important projet avec une société russe. Les sanctions européennes à l’encontre du marché russe créent un cadre particulièrement contraignant et nous sommes soumis aux autorisations du SECO. Cela fait partie des aléas du marché mondial. Les choses vont très vite. Et comme elles le font dans un sens, elles peuvent aussi le faire dans l’autre sens! Nous restons optimistes et sommes prêts à réagir rapidement. Les transformations que nous menons rendent notre site extrêmement flexible.

C&R: Concrètement?
CA: Les temps de passage des matières dans l’usine sont très brefs. Tous les jours, une dizaine de camions nous livrent le matériel. Les grands stockages ne sont plus à l’ordre du jour. Notre système automatisé s’adapte à la fabrication de très petites séries, voire même à la réalisation d’un seul moteur, ce qui était impensable auparavant.

C&R: Comment s’organise le flux à l’intérieur de l’usine?
CA: Toutes les matières premières et les pièces brutes ou finies qui arrivent sont prises en charge par le centre logistique, répertoriées, contrôlées et introduites physiquement dans le stock qui a une capacité de 12 800 palettes, plus de 26000 caisses et plus de 1000 très grandes palettes. Le stock automatisé mesure 86 mètres de long par 45 de côté et s’élève de 27 mètres. De là, les pièces sont transférées à la fabrication ou …

… découvrez la suite de l’interview dans notre édition d’octobre (n°8/2016-545e). Contactez Tania et recevez un exemplaire gratuit ou abonnez-vous !

Tu me prêtes ta grue?

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Au cours des derniers mois, de nombreux entrepreneurs et spécialistes ont pris part au  «5 à 7 de la construction » organisé par le secrétariat romand de la SSE. Les contrats de location de grues étaient au centre des discussions.

Les grues sont des engins essentiels sur tous les chantiers. Principalement utilisées par l’entreprise de gros-oeuvre, elles sont également indispensables pour les phases suivantes de la construction. La grue est souvent louée auprès d’une entreprise tierce, et son contrat recèle nombres d’écueils juridiques à prendre en compte. Lorsque l’entreprise principale quitte le chantier mais que la grue reste en place, la situation se complique encore.

Il y a avant tout la conformité de l’équipement qui est à vérifier. En effet, de nombreuses normes (2006/42/EC, 2000/14/EC, 2004/95/EC, EN 14439, etc.) sont applicables aux grues et à leurs équipements (éléments, radiocommande, équipements de sécurité, nacelle, éclairage, etc.). Sur le terrain, de nombreux équipements non admis en Suisse sont apparemment en circulation. Les utiliser représente un risque juridique notable. Avant la prise en main, il est donc indispensable de réunir tous les certificats de conformité, même si cela représente un surcroît de travail administratif. Une bonne alternative est celle de s’en remettre au bailleur afin qu’il délivre une déclaration de conformité et certifie que toutes les attestations sont disponibles chez lui et qu’elles sont toutes à jour. En cas de problème, la responsabilité sera reportée sur lui.

« de nombreux équipements non admis en Suisse sont en circulation »

De plus, toute la documentation de la grue et de ses accessoires (notice d’instruction complète, livre de grue et, le cas échéant, formulaire SUVA «déclaration de grue neuve ou d’occasion», rapports des montages, réparations, contrôle des boulonnages et travaux de préparation du contrôle OPA 42) et les divers marquages de la grue (CE, émissions sonores, étiquettes des charges et levées maximales, autocollant «grue nouvelle») doivent être conformes et visibles.

CHR 8_actualité 2Même lorsque tous ces éléments sont à jour et adéquats, il convient de prêter attention à une autre question: l’expertise de la grue. En effet, la directive CFST 6511 spécifie qu’à échéance, la responsabilité de mandater un expert incombe à l’utilisateur.

Même si d’aucuns considèrent cette norme illogique, celui qui est en possession de la grue au moment de l’échéance sera prétérité et paiera l’expertise pour les cinq ans. Si par négligence aucun accord n’est passé préventivement, les frais, les retards et les désagréments engendrés seront entièrement à la charge de l’utilisateur du moment.

CHR 8_actualité 3Un autre risque souvent sous-estimé est celui de la sous-couverture RC. Cette dernière devrait dépendre des dégâts potentiels qu’un accident pourrait causer aux équipements et à la population. L’assurance même de la grue doit être analysée minutieusement. La plupart du temps la portée de celle-ci dépend des conditions générales qui pourraient par exemple inclure une clause d’annulation de couverture en cas de prêt ou de sous-location.

Quelle que soit la situation, la SSE conseille une vision globale de la question du levage et suggère à ses membres d’adopter le principe du «package» grue-grutier-élingueur. Des check-lists et divers documents couvrant l’ensemble de ces problématiques sont en préparation et seront sans doute d’une très grande aide à tous les entrepreneurs.

Bientôt la révolution

Machines de chantier – analyse de donnée                                                                    CHR 5_machines_intro 4

 

Une enquête menée auprès des fabricants européens de matériels de chantier place la télématique en tête des prochaines évolutions. Pourtant l’analyse des méga-données n’est encore que peu exploitée. Affaire à suivre.                                                                          Le CECE, Comité européen des construc- teurs d’engins, a mené une enquête auprès de 78 fabricants européens d’engins de chantier, de toutes tailles et de différentes nationalités. L’une des questions portait sur l’identification des techniques appelées à se développer dans les engins de chantier durant les cinq années à venir. «La télématique et les radiocommandes» ont répondu 62% des sondés, avant «la réduction des émissions polluantes» (55%) et «les trans- missions hybrides et électriques» (37%). étonnamment, le plus mauvais score est «l’analyse des méga-données», qui ne représente un enjeu d’avenir que pour 14% des entreprises interrogées.

Pourtant, l’analyse des données est le corollaire de la télématique sans laquelle cette dernière n’offre finalement que peu d’avantages. Le traitement du flux de données généré par les utilisateurs est la réelle valeur de la télématique. Télématique et traitement des données sont une seule et même technologie, ce que Caterpillar et Komatsu, les deux marques les plus avancées sur le sujet, ont bien compris. Visiblement, beaucoup de fabricants anticipent l’arrivée de la connectivité dans leurs machines sans vraiment saisir de quoi il s’agit.

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L’acier intelligent                                                                                                        Lors d’une conférence de presse donnée en marge de Bauma, Doug Oberhelman, CEO de Caterpillar, a résumé le cap qu’il compte imprimer à l’entreprise pour les années à venir avec la formule «acier intelligent». «Il y a une vraie transformation de notre monde autour des nouvelles technologies, a-t-il précisé. Nous voulons être le leader dans ce domaine et nous apporterons des solutions non seulement pour les machines Caterpillar mais également pour toutes les autres machines.»

L’Américain considère en effet que les chantiers n’ont pas encore vécu le boom de productivité que l’informatisation a provoqué dans l’industrie et les services. Il s’y prépare autour de deux axes: la connectivité et l’analyse de données. «Avec 400 000 machines connectées, Caterpillar possède déjà des millions de données enregistrées. C’est une expertise unique au monde.» Doug Oberhelman en pro te pour rappeler que l’entreprise maintient un budget de recherche et développement de 2 milliards de dollars par an (soit près de 8 millions de dollars par jour!) dont une bonne partie est allouée au développement de logiciels.

La gestion et l’informatisation des engins de chantier promet d’énormes gains en termes de gestion et d’exploitation. Aux états-Unis, en Europe tout comme en Suisse, les entreprises n’en sont qu’aux balbutiements en la matière et de nouvelles compétences doivent être acquises afin d’amener la gestion du parc machines dans une nouvelle dimension.

Des questions restent néanmoins en suspens, et pas seulement d’ordre technique. Par exemple: à qui appartiennent les données émises par une machine, à son fabricant ou à son propriétaire? Un fournisseur est-il autorisé à analyser dans leurs moindres détails les méthodes de travail de ses clients? Si le modèle recherché par Caterpillar est celui d’un quasi-monopole, comme ceux qui dominent actuellement la nouvelle économie, c’est plutôt sur le terrain légal que les rmes doivent encore travailler.

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Google chantier?                                                                                                    

Depuis 2002 déjà, Caterpillar et Trimble collaborent sur divers projets de guidage et sur le traitement des données. Spécialiste du secteur, Trimble a acquis ces dernières années une force grandissante et ses liens avec Google laissent imaginer des développements surprenants dans un futur proche.

Lors de la dernière foire Bauma, Trimble a d’ailleurs signé des accords avec plusieurs autres grands fabricants, notamment Volvo, Hyundai et Doosan.

Avec les deux Coréens, l’accord porte sur le pré-câblage de plusieurs modèles de pelles pour faciliter le branchement ultérieur d’accessoires Trimble. Avec Volvo, cela va un peu plus loin puisqu’il s’agit de l’intégration complète d’un système de guidage et de positionnement en trois dimensions à l’intérieur d’une pelle Volvo, vendue ainsi tout équipée par le fabricant lui-même.

L’intégration complète de ces systèmes électroniques d’aide à la conduite a plusieurs avantages. Montés en usine, directement sur la chaîne d’assemblage, les composants sont mieux intégrés et mieux protégés. Vendus comme une option, ils sont couverts par la garantie globale de la machine et suivis par le même service après-vente.

CHR 5_machines_intro 5Bien avancé également dans ce domaine, Komatsu avait, lui, choisi de s’associer avec Topcon pour lancer en 2013 ses premiers modèles tout équipés, une gamme qui ne cesse depuis de s’étendre. Force est de constater que les autres marques sont en retard, le pré-câblage n’étant qu’une facilité de branchement qui nécessite de faire appel à un tiers pour rendre sa machine «intelligente». Comme (presque) à chaque fois qu’une évolution majeure s’apprête à émerger, ce sont les grands acteurs – qui ont la vision et les moyens pour investir dans la R&D – qui jouent les précurseurs. Dans ce domaine et au vu des sommes colossales qui sont en jeu, l’agilité et la réactivité des plus petits n’est souvent pas suffisante.

 

Experts en innovation

Les 22 et 23 janvier dernier, la presse spécialisée internationale était réunie à Paris pour le pré-Intermat. Une centaine d’exposants y présentaient en avant-première les nouveautés 2015. Parmi eux, douze ont été récompensés avec un Intermat Innovation Award.

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Le salon Intermat est le plus grand événement mondial du secteur matériel, technique et industrie de la construction en 2015. Il se tiendra du 20 au 25 avril au Centre d’exposition de Paris-Nord Villepinte. Quelque 1300 exposants sont confirmés et plus de 200 000 visiteurs attendus.

Les 22 et 23 janvier dernier, la presse spécialisée était conviée à la Maison de la Mutualité, dans le Ve arrondissement de Paris, pour découvrir en avant-première les principales nouveautés qui seront présentées au public en avril.

C’était également l’occasion pour les organisateurs de rappeler l’une des grandes nou- veautés de l’édition 2015: la création du World of Concrete Europe. Le World of Concrete se tient annuellement à Las Vegas et s’est imposé en tant que plus importante manifestation mondiale destinée aux professionnels du béton. Il attire annuellement environ 1300 entreprises exposantes et quelque 50 000 visiteurs.

Ainsi, pour satisfaire les besoins du marché de la filière béton en Europe et pour mieux répondre à la demande des visiteurs de bénéficier d’une vision globale sur tout ce secteur, la S.E. INTERMAT et Hanley Wood, LLC ont signé un accord de partenariat pour créer et lancer le World of Concrete Europe (WOC Europe) qui sera l’un des événements phare de la prochaine édition du salon Intermat.

Le WOC Europe a pour ambition d’accueillir l’ensemble des acteurs de la profession (du prescripteur à l’applicateur final) présents dans les pays européens et les pays francophones (Moyen-Orient et Afrique).

Intégré dans le salon Intermat sous le slogan «Be Concrete» («Soyez Béton»), le World of Concrete Europe prendra place à l’entrée de la halle 7. Le WOC Europe complétera l’offre importante et historiquement présente sur Intermat, car relié à l’écosystème des matériels pour le béton et réunissant, sur quelque 20000 m2, les spécialistes des matériels et équipements pour la production, le transport et la mise en œuvre du béton.

Le salon propose ainsi l’exhaustivité de la filière béton, de l’amont (matériaux, produits et adjuvants) à l’aval (bétons décoratifs, revêtements et enduits, ingénierie et services). Partie intégrante de tout événement World of Concrete, un programme de conférences didactiques sera proposé pendant la manifestation.

Par ailleurs, une zone extérieure se tiendra sur l’esplanade de la halle 7 pour présenter des démonstrations d’outils, de matériaux et de matériels de maçonnerie.

And the winner is…                                                                                                    Sous la présidence de la FNTP (Fédération nationale des travaux publics), le concours international des Intermat Innovation Awards récompense les matériels, techniques, services ou produits qui contribuent au progrès de l’industrie de la construction et des matériaux pour la construction. Un jury européen de onze spécialistes du secteur a choisi, parmi les nombreux dossiers présentés par les exposants, les matériels et équipements primés. Les lauréats ont été proclamés et récompensés lors de la soirée de gala du pré-Intermat.

Les nominés étaient regroupés en quatre catégories: matériels de construction, applications numériques, ingénierie et systèmes et, finalement, équipements et accessoires. Parmi les gagnants, signalons le monte-grutier pour grues à tour présenté par Liebherr, le système du contrôle de la sécurité transversale M TSS de Merlo et la mini-pelle 803 dual power de Wacker Neuson, tous récompensés par une médaille d’or dans leur catégorie.

Catégorie: équipements et accessoires                                                                    Liebherr                                                                                                                     Monte-grutier pour grues à tour

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Description: Ce monte-grutier est conçu suivant la norme EN81-43-2009 / niveau de sécurité PLd (EN 13849) pour répondre à la Recom- mandation R459, et plus largement à la problématique d’accès ergonomique du grutier à son poste de travail. Celui-ci est conçu pour fonctionner dans la mâture (à partir d’une section de 2,30 x 2,30 m). De ce fait, pas de nécessité de démontage / remontage du monte-grutier lors du démontage de la grue.

Principe de fonctionnement: Ascenseur à double crémaillère, fonctionnant sur batterie Lithium 48V (pas de câble d’alimentation). Système astucieux de 2×2 pignons permettant de passer d’un élément de mât à l’autre, les crémaillères étant prémontées dans les mâtures. Lors de la descente, fonctionnement en génératrice et récupération de l’énergie (environ 40%). Charge max. 200 kg, soit 2 personnes ou 1 personne avec de l’outillage. Possibilité d’arrêts intermédiaires. Hauteur maxi >300 m.

Wacker Neuson go to USA!

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Wacker Neuson vient d’annoncer le transfert courant 2015 de sa production de chargeurs compacts de l’Autriche vers les Etats-Unis. Pendant cette période transitoire, un stock d’engins sera constitué pour assurer la livraison de machines sur le plan européen. Le constructeur profite de ce changement stratégique de production pour développer une nouvelle offre en phase avec la demande américaine. Désormais entièrement conçue et produite sur le sol américain, la gamme des chargeurs compacts de Wacker Neuson se voit compléter de quatre nouveaux modèles: le SW24, un modèle sur roues à levage radial de 1000 kg de capacité de charge, le SW28, un modèle sur roues à levage vertical de 1200 kg de capacité de charge, le ST35, un modèle à chenilles de 1150 kg de capacité de charge et levage radial, et le ST45, un modèle de 1400 kg de capacité de charge en levage vertical.

Succès Swiss Made!

BAUMAG 2015                                                                                                               Du 22 au 25 janvier, les professionnels de la construction se sont retrouvés à Lucerne pour la 17ème édition de la Baumag. Plus de 16’000 visiteurs, des nouveautés mondiales et des contacts de haute qualité pour un succès Swiss Made !    

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Avec plus de 16’600 visiteurs, la dernière édition de la Baumag a été parmi les plus fréquentées depuis 1984, année de création de la foire. Quatre jours durant, le centre de foire de Lucerne a été la capitale suisse du secteur machines et équipements de construction.

x1000ZT_Baumag_2015-0493Sur les stands de 200 exposants, nombreuses étaient les premières mondiales ou nationales. L’audience internationale souligne la grande qualité de la foire. Les trois professionnels qualifiés pour les championnats suisses « SwissSkills » ont impressionné par leur maîtrise. Le concours de mini pelles a également attiré les foules. Alors que le nouveau secteur béton a été très apprécié.

La satisfaction des exposants était réelle avant même la fin du salon. Beaucoup de contacts fructueux ont été réalisé et de nombreuses commandes enregistrées. La prochaine édition aura lieu du 2 au 5 février 2017.

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Rendez-vous au sommet

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Du 22 au 25 janvier prochain, les professionnels de la construction ont rendez-vous à Lucerne pour une édition de la foire Baumag très attendue. Quelque 200 exposants prendront place dans un centre de foires rénové et agrandi.

La 17e édition de Baumag ouvre ses portes le 22 janvier prochain. L’offre est attrayante. Malgré une surface d’exposition agrandie, il ne reste même pas une petite place au Centre de Foires de Lucerne!

Environ 200 exposants sont attendus, des leaders du marché aux acteurs régionaux. L’occasion pour tous de présenter les dernières nouveautés, les produits et les services, avec un accent particulier sur l’innovation et les besoins spécifiques du marché suisse. L’espace extérieur de démonstration est toujours très fréquenté.

La nouvelle gare du S-Bahn, directement connectée au centre de foires offre le plus grand confort aux visiteurs; une invitation à utiliser les transports en commun.

Attractions                                                                                                                     Un point fort de cette édition est le secteur spécialement dédié à la démolition et au sciage du béton. De nombreux exposants y présenteront machines et appareils spécifiquement développés pour ce domaine en pleine expansion. L’Association Suisse des entreprises de Forage et de Sciage du béton est le partenaire principal de l’exposition.

«les besoins spécifiques du marché suisse»

L’école des maçons de Sursee s’associe à la manifestation en organisant la sélection qui désignera les candidats pour le concours mondial de 2017 à Abu Dhabi.

Différentes animations sont également organisées pour tester les capacités et compétences des visiteurs, tels des concours d’adresse aux commandes d’excavatrices, avec de nombreux prix à la clé. •

Informations:                                                                                                              Baumag 2015                                                                                                               Foire suisse des machines de chantier                                                                             Du 22 au 25 janvier                                                                                                        Centre de Foires de Lucerne                                                                     www.baumaschinen-messe.ch

Tout va très vite!

INTERVIEW                                                                                                         SPECIAL MACHINES DE CHANTIER – LOCATION

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La location s’impose comme un outil de gestion incontournable pour les entrepreneurs. Pourtant, les entreprises suisses n’exploitent pas encore pleinement les solutions offertes par les loueurs. Nous en avons parlé avec Vincent Albasini, directeur d’Avesco Rent.

Chantiers & Rénovation (C&R): Née en 2000 du rachat par Ammann de la société Multirent, Avesco Rent jouit d’une longue expérience dans le marché de la location. Comment a évolué l’entreprise?                                                            Vincent Albasini (VA): Lors de la reprise de Multirent et au moment du lancement de la marque «The Cat Rental Store», nous avions 8 agences et 26 collaborateurs. Aujourd’hui, notre réseau est constitué de 18 agences et nous employons environ 150 personnes.

C&R: Vous êtes le leader sur le marché de la location de matériel et de services. Quelles sont vos forces?                                                                                             VA: Notre réseau couvre pratiquement tout le territoire national, ce qui est un gage de proximité et de réactivité face aux demandes de nos clients. Nous proposons quelque 220 types de machines et équipements différents et disposons d’un parc de plus de 5000 machines de diverses marques, et pas seulement de Caterpillar comme le pensent encore certains. Nos services s’adressent essentiellement au secteur bâtiment/travaux public, indépendamment de la taille de l’entreprise. L’historique de l’entreprise remonte à la fondation de Outiloc et Multirent en 1987; nous avons donc une expérience de près de 30 ans dans le secteur. Toutefois nous sommes également présents dans les secteurs événementiel, industriel et services. Pour ces secteurs, deux de nos agences, des centres de compétences, sont axées sur les besoins des clients de ce segment.

CHR 7_special machines_avesco rent 1 - copieC&R: Quel est le rapport à la location des entrepreneurs suisses?
VA: Nous assistons à un changement culturel. Les nouvelles générations ainsi que les sociétés actives dans les zones frontalières font largement appel à nos services. Quelques entreprises pratiquent un outsourcing quasi total de leur parc machines. Cela génère pour elles d’importantes économies. L’achat, l’entreposage, l’entretien, le transport ou l’amortissement sont des charges lourdes qui, ainsi, ne pèsent plus dans leurs bilans. La majorité de nos clients pratique une gestion annuelle du parc, avec un mix achat/location et parfois une location de longue durée qui débouche sur l’achat de la machine. Néanmoins, beaucoup d’entrepreneurs suisses sont encore attachés à l’idée de posséder leurs propres machines. Selon le dernier rapport de l’ERA (European Rental Association) dans les grands pays voisins entre 40% et 50% des machines vont au marché de la location; en Suisse, nous en sommes environ à 18%.

C&R: La machine comme «status symbol» de l’entreprise, une richesse que l’on montre…                                                                                                                         VA: Il y a certainement un peu de cela. Mais la dévaluation des machines est importante. Un parc vieillissant n’est plus une valeur. Certains en font la triste expérience au moment de remettre leur entreprise à un successeur. Notre parc de machines, au contraire, a un âge moyen de 3 ans. C’est également un gage d’efficacité et de sécurité. Nos clients ont la garantie de prendre en main les machines les plus modernes et performantes, de disposer des technologies et des outils les plus avancés, toujours entretenus et maintenus en parfait état.

C&R: Au-delà des mentalités, quels sont les défis que vous devez affronter?
VA: Nous constatons une évolution dans la gestion des chantiers. Les entrepreneurs sont appelés à réagir très vite; parfois nous n’avons qu’une journée pour fournir la machine. Les durées de location sont également en réduction. Nous devons assurer une logistique parfaite! Tout va très vite!

C&R: Quelles sont, à votre avis, les tendances pour les années à venir?
VA: La part de location va sans doute poursuivre sa croissance, c’est un outil de gestion qui est de plus en plus indispensable pour les entreprises. Notre réseau est voué à s’agrandir, tout comme notre présence online. La gamme de machines proposées va également continuer de s’étoffer. Nous venons par exemple de mettre à disposition de nos clients des engins rail/route.

C&R: Plus que sur les machines, vous aimez mettre l’accent sur les «solutions». Qu’enten- dez-vous dire?
VA: Nous sommes les partenaires des entreprises. Il est important pour nous d’être quotidiennement à côté de nos clients, sans aucun égard au secteur ou à la taille de l’entreprise, et de trouver ensemble des solutions pour leurs projets. De plus, nous avons également un centre de formation IPAF (Fédération Internationale du matériel d’Accès en Hauteur) au sein de notre organisation afin de soutenir les entreprises qui veulent investir dans la formation. Finalement, nous n’avons pas que les machines habituelles du bâtiment et du génie civil, mais également tout type de matériel et d’équipement de différents segments de produits comme l’élévation, la manutention, l’installation de chantier, la production d’énergie, le jardinage ou le chauffage. Surtout, nous avons un personnel spécialisé à même d’offrir un support technique optimal au moment de préparer une intervention. •

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