Plus grand, plus performant

Site de production Liebherr, Bulle

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Forte de son succès interne et en vue de nouveaux accords commerciaux, Liebherr Machines Bulle SA agrandit et transforme son site de production. Un investissement de quelque 200 millions pour anticiper et toujours être plus grande et plus performante.

Présente à Bulle depuis bientôt quarante ans, Liebherr y développe, fabrique et teste des moteurs qui équipent différents types de machines de la marque et de tiers.

Dans un processus de développement quasi permanent, la société a entamé en 2013 un vaste programme d’agrandissement et d’optimisation qui s’étend à l’horizon 2020. Celui-ci comprend l’extension des halles existantes ainsi que la construction de plusieurs nouveaux bâtiments. Il s’agissait avant tout de créer un centre logistique, de nouveaux bancs d’essais pour les moteurs diesel et à gaz ainsi qu’un nouveau bâtiment dédié aux systèmes d’injection.

La réorganisation des lignes de production est également à l’ordre du jour. Outre un accroissement en termes de productivité, l’investissement doit permettre de répondre de manière exible aux besoins des clients et de suivre le rythme des changements de normes environnementales (tous les trois à cinq ans en moyenne).

Deux ans après le premier coup de pioche, nous faisons le point avec Claude Ambrosini, directeur du site.

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Chantiers & Rénovation (C&R): Vous avez présenté en 2014 un plan d’investissement de quelque 200 millions de francs. Quels en sont les composants?

Claude Ambrosini (CA): La pièce maîtresse est le nouveau centre logistique, un stockage automatisé qui alimente la chaîne de production en flux tendu. De là découle la mise en place d’un flux optimisé des marchandises dans l’usine. Nous avons également créé une nouvelle halle dédiée aux systèmes d’injection, un pool R&D-essais-diagnostics ainsi qu’une nouvelle halle d’expédition.

C&R: L’industrie des machines connaît pourtant quelques soubresauts. Qu’est-ce qui dicte une intervention aussi importante La folie des grandeurs?

CA: Liebherr planifie son développement en décennies plutôt qu’en années. Nous nous dotons aujourd’hui d’un outil qui a le potentiel de nous faire doubler notre chiffre d’affaires. Cet objectif ambitieux ne va pas être atteint à court terme. Beaucoup de choses ont changé dans le monde depuis 2014.

C&R: Qu’est-ce qui freine votre progression?

CA: Nous avons par exemple un important projet avec une société russe. Les sanctions européennes à l’encontre du marché russe créent un cadre particulièrement contraignant et nous sommes soumis aux autorisations du SECO. Cela fait partie des aléas du marché mondial. Les choses vont très vite. Et comme elles le font dans un sens, elles peuvent aussi le faire dans l’autre sens! Nous restons optimistes et sommes prêts à réagir rapidement. Les transformations que nous menons rendent notre site extrêmement flexible.

C&R: Concrètement?
CA: Les temps de passage des matières dans l’usine sont très brefs. Tous les jours, une dizaine de camions nous livrent le matériel. Les grands stockages ne sont plus à l’ordre du jour. Notre système automatisé s’adapte à la fabrication de très petites séries, voire même à la réalisation d’un seul moteur, ce qui était impensable auparavant.

C&R: Comment s’organise le flux à l’intérieur de l’usine?
CA: Toutes les matières premières et les pièces brutes ou finies qui arrivent sont prises en charge par le centre logistique, répertoriées, contrôlées et introduites physiquement dans le stock qui a une capacité de 12 800 palettes, plus de 26000 caisses et plus de 1000 très grandes palettes. Le stock automatisé mesure 86 mètres de long par 45 de côté et s’élève de 27 mètres. De là, les pièces sont transférées à la fabrication ou …

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