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Marché en transformation

Baumaschinenmesse, Berne

La technologie embarquée et l’exploitation des données font une entrée en force sur le marché des machines de chantier. Les fabricants les plus importants dictent le rythme et multiplient les efforts pour mettre au point des applications techniques toujours plus efficaces. Du 21 au 24 mars prochains, les professionnels ont rendez-vous à Berne pour la 6ème édition de la Baumaschinenmesse, la foire de machines de chantier la plus grande et plus importante de Suisse.

La 6è Foire des machines de chantier se tiendra du 21 au 24 mars 2018 au parc d’exposition de Bernexpo. Cette année, elle sera aussi ponctuée de shows spectaculaires en direct, d’expositions spéciales captivantes et forums novateurs. En outre, le premier ou la première champion(ne) suisse des machinistes y sera couronné(e).

La plus grande et plus importante foire spécialisée pour les machines de chantier, le co rage et les accessoires se tient pour la 6e fois à Berne. «Le concept a été entièrement revu pour cette édition. Grâce à un programme-cadre attrayant avec de nombreux évènements en direct, la Foire des machines de chantier devient encore plus intéressante pour les visiteurs et les exposants», explique Douglas Krebs, le directeur du salon. «Nous présentons en outre toutes les nouveautés de la branche, les innovations et les tendances novatrices aux principaux fabricants et importateurs sur plus de 70 000 m2. La présentation spéciale garantit un transfert important du savoir-faire et des connaissances et réunit les fournisseurs, les décideurs et les personnes influentes.»

On the field

Le championnat suisse des machinistes n’est que l’un des nombreux temps forts de cette édition. Des expositions spéciales passionnantes et des forums d’information assureront des journées intéressantes et divertissantes.

L’exposition spéciale sur le terrassement se tiendra sur une vaste surface de 4000 m2, avec un tas de gravier, sur l’aire d’exposition en plein air de Bernexpo. La force, l’agilité et l’innovation se mesureront les unes aux autres lors de démonstrations et de présentations spectaculaires. Les visiteuses et visiteurs pourront ainsi être témoins de toute l’étendue des compétences et du concentré de puissance des machines de chantier en pleine utilisation.

Dans le cadre du forum de la Foire des machines de chantier, des exposés captivants seront en outre donnés quotidiennement sur les thèmes principaux de la branche de la construction. •

Baumaschinenmesse

6è Foire des machines de chantier

Du 21 au 24 mars 2018
Parc d’exposition Bernexpo, Berne

www.baumaschinenmesse.ch

Le bois se met en scène

Nouveau pavillon Théâtre de Vidy, Lausanne

Le Théâtre Vidy-Lausanne se dote d’un nouveau pavillon – une salle complémentaire de 250 places – qui dialogue avec le bâtiment de 1964. Entièrement en bois, il adopte une nouvelle technologie de fixation bois-bois qui abolit tout élément métallique.

Le Théâtre Vidy-Lausanne est une institution qui rayonne loin à la ronde et dont la réputation est reconnue dans tout le monde théâtral francophone. Posé dans le vaste parc Émile-Henri-Jaques-Dalcroze sis au bord du lac, ce théâtre a été construit en 1964 par l’artiste et architecte Max Bill dans le cadre de l’exposition nationale en tant que pavillon «éduquer et créer». Il utilise des méthodes de construction nouvelles et démontables avec des structures métalliques. Le théâtre aurait dû être démonté après l’exposition. Il est finalement conservé et, malgré sa nature initiale éphémère, résiste bon an mal an aux affronts du temps. Des campagnes d’assainissement et de rénovation sont ponctuellement menées et le théâtre actuel est un parfait outil de travail au service de la culture.

En 1995, un chapiteau en toile est installé dans le parc, face à l’entrée principale du théâtre. Il offre des espaces de création et de répétition supplémentaires et accueille également une programmation propre. C’est ce dernier qui est aujourd’hui remplacé par le nouveau pavillon en bois.

Pas un clou!

C’est l’architecte et professeur EPFL Yves Weinand, à la tête du laboratoire IBOIS, qui fait ici une proposition inédite. Avec le soutien du plan d’action bois de l’Office fédéral de l’environnement, le pavillon devient l’occasion d’un transfert de technnologie qui pourrait bien ouvrir de nouvelles voies à la construction en bois. Exploitant pleinement les capacités des machines de découpe automatisée actuelles, les concepteurs développent un système de fixation intégré dans la matière, à l’image de ce qui se fait déjà dans l’assemblage de mobilier, pour la création d’un tiroir par exemple, avec un ordre d’assemblage précis et prédéfini, l’ordre séquentiel de montage. Ici, la construction se passe d’éléments de fixation distincts; sur tout le bâtiment, il n’y a aucun clou ni aucune vis, ni aucun autre type de plaques ou de boulons. Chaque élément qui compose la construction est unique et ne peut être assemblé que d’une seule manière. La connexion intégrée qui assure la cohésion de l’ensemble impose un positionnement précis de chacune des pièces et une séquence de montage unique.

Il s’agit d’une structure porteuse à double nappe inédite et réalisée à partir de panneaux multiples en hêtre. La structure par plis et l’incurvation des murs latéraux sont calculées informatiquement pour obtenir une répartition uniforme des forces entre les différents éléments. Enfin, les arches et les murs sont formés par une double peau qui renforce la structure en limitant les forces de cisaillement, et qui assure l’isolation phonique et permet l’intégration de l’isolation thermique en ouate de cellulose (210 mm).

Les recherches d’IBOIS appliquées au pavillon ont permis d’élaborer une structure porteuse qui peut s’étirer sur une distance de 16 à 20m sans pilier et avec une épaisseur de panneau de seulement 45 mm. La distance entre les deux couches est de 300 mm à partir du haut du panneau extérieur et jusqu’au bas du panneau intérieur. L’utilisation de bois domestique garantit un très faible impact sur l’environnement.

L’aspect économique est également à relever. Les assemblages représentent habituellement 25 % des coûts dans la construction d’une ossature en bois. Ici, ces coûts sont tout simplement éliminés. De plus, la structure présentant une surface finie à l’intérieur, les coûts de finitions sont également réduits.

Le pavillon a été construit en douze mois. Long de 28 mètres et large de 20 mètres, il a une surface totale de 540 m2. Le gradin rétractable offre 250 places (150 de plus que l’ancien chapiteau). La scène a 14 mètres d’ouverture et 11 mètres de profondeur. Ces caractéristiques rendent le pavillon parfaitement complémentaire, en taille et en jauge, avec les trois autres salles du théâtre. Il permet d’accueillir des temps de répétitions, des spectacles en création et en accueil ainsi que des actions de médiation. De plus, cette structure sera indispensable au maintien d’une vie artistique à Vidy le temps de la rénovation de la grande salle Charles Apothéloz, qui devra fermer pendant plus d’une saison d’ici à 2020.

Jamais deux sans m3!

Métro, Lausanne                                                                                                    CHR 3_infrastructures_m3 1Lausanne compte assumer pleinement son rôle de capitale cantonale et renforcer sa position grandissante au niveau international. Les autorités viennent d’annoncer, coup sur coup, les grands projets de transports publics qui accompagneront le développement des prochaines années: une nouvelle ligne de métro et l’extension de la gare de Lausanne.  

 

Depuis son ouverture en 2008, le métro m2 est devenu un maillon indispensable des transports publics vaudois. Ce lien entre l’agglomération lausannoise et les autres régions du canton va encore prendre de l’importance ces prochaines années avec le développement du RER Vaud et l’agrandissement de la gare de Lausanne.

Le Conseil d’Etat a soumis au Grand Conseil un plan de développement du métro jusqu’en 2025, sous la forme de quatre projets de décret. Cette vision stratégique doit permettre de doubler la capacité entre le Flon et la gare de Lausanne tout en préparant l’arrivée de la nouvelle ligne de métro m3, en direction de La Blécherette.

Cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines (DIRH), Nuria Gorrite a présenté à mi-février un ambitieux programme permettant de doubler la capacité des métros au départ de la gare de Lau- sanne à l’horizon 2025. La mesure la plus urgente doit permettre au métro m2 de faire face à la hausse constante de ses usagers. Conçu pour 25 millions de passagers, il en a transporté 28 millions en 2014. Le Conseil d’Etat propose d’accorder une garantie d’emprunt de 36,2 millions aux Transports publics de la région lausannoise pour leur permettre d’acheter trois rames supplémentaires. En cas d’accord du Grand Conseil, ces trains additionnels pourront être livrés en 2017 déjà. Ils augmenteront la capacité du m2 de 5600 à 7000 voyageurs par heure et par sens entre la gare de Lausanne, le Flon et La Sallaz.

Le deuxième décret propose de débloquer un crédit d’étude de 12,5 millions de francs pour la création d’un nouveau tracé du métro entre les stations Grancy et Flon. Résultat: le m2 sera désormais intégralement à double voie. Il ne s’agit pas seulement de percer un nouveau tunnel, mais aussi de construire une nouvelle station plus proche des quais CFF. Cet arrêt de métro sera parfaitement intégré à la future partie souterraine de la gare de Lausanne, réalisée dans le cadre du plan ferroviaire Léman 2030. L’emplacement de la station, plus à l’ouest, permettra également de compenser le déplacement du centre de gravité du carrefour ferroviaire vaudois, avec l’allongement de ses quais en direction de Renens.

Le tracé libéré par le m2 sera réutilisé par une navette circulant toutes les trois minutes entre la gare et le Flon. Un crédit de 2,9 millions de francs est demandé au Grand Conseil pour les études de cette première étape de la future ligne de métro m3. Ce projet comprend la construction d’une nouvelle station au Flon, voisine de celle du m2. Ensemble, les deux métros permettront de porter la capacité de voyageurs par heure et par sens entre les stations Lausanne-Gare et Flon à 11700, soit le double de la situation actuelle. Un triplement est même possible, grâce à une augmentation des cadences d’un m2 intégralement en double voie. Ce plan de mesures pour les métros préserve en effet l’avenir.CHR 3_infrastructures_m3 2 - copie

Essentiel pour l’agglomération                                                                                          Le quatrième et dernier décret doit notamment permettre de préparer la deuxième étape du m3, entre le Flon et La Blécherette. Ce crédit de 3,5 millions de francs est destiné aux études de l’avant-projet. Celui- ci permettra entre autres d’élaborer le dossier pour son examen par la Confédération dans le cadre de la troisième génération des projets d’agglomérations. «Le développement des métros lausannois s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’ensemble de la chaîne des transports publics vaudois», conclut Nuria Gorrite, cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines. «Les forts développements du RER Vaud et des chemins de fer régionaux amèneront toujours plus de voyageurs à la gare de Lausanne. Il s’agit, avec ce plan de mesures pour le m2 et le m3, de renforcer le maillon essentiel de leurs déplacements entre l’agglomération lausannoise et toutes les régions du canton.»

La big gare!                                                                                                                       Le projet de transformation de la gare de Lausanne, tel qu’il a été mis à l’enquête le 14 avril, a été présenté le 19 mars par les CFF, l’Office fédéral des transports (OFT), le Canton de Vaud et la Ville de Lausanne. Les quais seront élargis et allongés afin d’accueillir des trains de 400 mètres de long, offrant davantage de places assises, et de renforcer la sécurité des voyageurs. Les passages inférieurs seront complètement reconstruits. De deux actuellement, ils passeront à trois et seront considérablement élargis pour permettre une meilleure répartition des flux de voyageurs.

Les interfaces avec la place de la Gare et avec la rue du Simplon seront également améliorées. La majestueuse marquise de la gare sera légèrement déplacée, mais préservée. Les travaux, qui devraient débuter en 2017, se dérouleront par tranches longitudinales successives, chacune comprenant un quai, les deux voies qui l’entourent, et les aménagements en sous-sol. Ils se déroule- ront du sud au nord de la gare.

Pendant toutes les étapes du chantier, la circulation des trains sera maintenue et il n’y aura pas de réduction du nombre de convois. Le montant des travaux, qui seront achevés en 2025, s’élève à 1,2 milliard de francs au total. •