Tranquille et bien décidé!

Viaduc sur la Venoge RC 177, Vufflens-la-Ville

L’État de Vaud réalise une route de liaison, entre le pôle de développement de Vufflens-la-Ville – Aclens et la jonction autoroutière de Cossonay, dénomée RC 177. C’est sur ce tronçon que prend forme le viaduc sur la Venoge.

Le poète vaudois Gilles chantant La Venoge la décrit «vaudoise cent pour cent, tranquille et pas bien décidée». Il n’en est pas de même pour le viaduc sur la Venoge de la RC 177 qui est actuellement en construction en contre-bas de Vufflens-la-Ville.

Long de 300 mètres, l’ouvrage est une pièce majeure de la nouvelle liaison. Il enjambe à cet endroit non seulement la rivière la plus aimée du Gros-de-Vaud mais également trois voies de la ligne CFF Lausanne-Yverdon-les-Bains. Élancée, fine et tendue, sa courbe n’a rien d’indécis! L’ouvrage allie deux matériaux, le béton et le métal, afin d’affiner la perception du viaduc dans le paysage. Les deux couleurs, le gris du béton et le rouille du métal, se marient harmonieusement avec les éléments naturels en présence, la terre, les champs, les arbres.

C’est un pont flottant mixte acier-béton avec caisson du tablier en acier patinable et tablier en béton armé. Le caisson en métal est d’une hauteur réduite. Il s’appuie sur des piles ovales et côniques qui répondent bien aux différentes situations d’appui dans la plaine. Le dessous du tablier est soigné et façonné de plans qui confèrent une plus grande qualité visuelle. Le tout se repose sur des pieux forés s’enfonçant dans la terre jusqu’à une profondeur de 30 mètres.

Passager du vent

Désigné au printemps 2010, le projet lauréat du concours organisé par l’État de Vaud porte le nom de «Passager du vent». Il est signé des bureaux B+W architecture SA et DIC ingénieurs.

L’ensemble des travaux spéciaux ainsi que des bétons des culées, des fondations et des piles, a été achevé au mois de juillet 2016 pour laisser place au montage de la structure métallique. Les quatorze éléments, d’un poids total de 700 tonnes, ont été mis en place en quatre mois.

Le premier semestre de 2017 voit finalisé le bétonnage du tablier dont les porte-à-faux sont réalisés à l’aide de deux chariots de coffrage. Actuellement, deux tiers des bordures sont construites. Deux outils de coffrage spécifiques de 18 mètres chacun, divisés en deux modules et munis de pistons hydrauliques, permettent un avancement rapide. Certaines jonctions sont réalisées en coffrage traditionnel.

Les travaux d’habillage et de finition (étanchéité, glissières, parois anti-bruit, revêtement, marquage et signalisation, etc.) occuperont les douze prochains mois. En aval et en amont, plusieurs chantiers (route, giratoires et connexions) avancent parallèlement afin de garantir l’ouverture de la nouvelle route cantonale à l’automne 2018. •