Prêts, partez!

Intermat 2015, Paris

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Intermat 2015 est l’événement le plus important de l’année pour le secteur machines et construction. Plus de 1000 exposants seront présents du 20 au 25 avril prochain à Paris. Avec la création de la première édition du World of Concrete Europe, la manifestation trouve une nouvelle ampleur. Le célèbre architecte Rudy Ricciotti en est le parrain.

Tous les trois ans, à Paris, cet événement est le rendez-vous mondial de l’industrie des matériels et techniques pour la construction, en alternance avec les salons Bauma en Allemagne et Conexpo à Las Vegas (Etats-Unis).

Véritable «label» du salon, un espace de près de 30 000 m2 à l’extérieur, appelé Paris Démo, est réservé aux démonstrations; les constructeurs y mettent en scène leurs matériels et équipements pour la construction. L’occasion de valoriser en particulier la performance des matériels, en conditions réelles d’utilisation.

« 30 000 m2 de surface de démonstration »

Pour cette édition, la conception et la cartographie du salon sont entièrement repensées. Aux zones d’exposition «historiques» et à l’espace de démonstration extérieur s’ajoute, pour la première fois, le hall 7. Toute la filière de la construction – de l’amont avec la production et le traitement des matériaux, jusqu’à l’aval du cycle de vie d’un chantier avec la production et la mise en œuvre des produits de second œuvre du bâtiment et des produits d’équipement des ouvrages de génie civil – est présentée et les secteurs sont facilement identifiables. Cette organisation permettra également aux visiteurs de suivre un parcours de visite plus fluide entre les halls et l’exposition extérieure. Intermat 2015 valorise par là même les machines, matériels, équipements et solutions de ses exposants ainsi que les visites ciblées pour les professionnels de la construction, en fonction de leur métier d’application.

Béton très concret                                                                                                        Pour sa première édition qui se tiendra lors du salon Intermat, le World of Concrete Europe ne pouvait espérer un parrain plus emblématique que Rudy Ricciotti.

Architecte et ingénieur, Grand Prix Natio- nal d’Architecture en 2006, Médaille d’or de l’Académie d’Architecture, Rudy Ricciotti est représentatif de cette génération d’archi- tectes qui allient puissance de création et véritable culture constructive. Pionnier et ambassadeur du béton, il sublime les bétons innovants dans des réalisations marquantes: Mucem à Marseille, Département des Arts de l’Islam au Louvre, Stade Jean- Bouin à Paris, Musée Jean-Cocteau à Menton, Pont de la République à Montpellier, Passerelle de la Paix à Séoul, Philharmonie Nikolaisaal à Potsdam-Allemagne.

Ce parrainage se concrétisera par la présence de l’architecte lors du premier jour du salon. Le 21 avril, Rudy Ricciotti présentera ses principaux projets lors d’une conférence inaugurale et dans le cadre d’une rencontre avec la presse française et internationale. Il assistera également à la visite privée du salon en présence de Maryvonne Lanoë, Commissaire générale du salon. Il sera aussi présent au cocktail inaugural en présence des partenaires, journalistes et VIP.intermat banner

Carpe diem? Demain!

massimo portrait 4Malgré l’arrivée du printemps, de son air pétillant porteur de promesses en forme de terrasses ensoleillées et de plages dorées, le stress reste de mise. Laissez naître en vous l’espace de quelques secondes l’envie de vous mettre au vert et «les exigences du planning» vous ramèneront rapidement à la réalité.

Difficile exercice que celui de toujours être au top dans notre société focalisée sur la performance. Tensions musculaires, migraines récurrentes, dépression, burnout, infarctus et AVC font partie du vocabulaire du monde professionnel occidental. A la sortie du bureau, chacun se défoule à sa manière. Les salles de sport s’emplissent, toutes sortes d’activités artistiques/créatrices nous sont proposées et les diversions de tous les types – technologiques, culinaires, connectés, sportifs, virtuels, mécaniques, charnels ou psychotropes – pullulent.

En même temps – et paradoxalement – notre époque tend vers toujours plus de conscience. La santé, l’écologie, le bien-être, les produits locaux et naturels. Les médias tirent des portraits élogieux de ces managers épicuriens qui tiennent en équilibre – tout du moins sur le papier glacé des magazines – une vie de famille heureuse, une carrière brillante et une forme physique enviable. «Carpe diem», nous répète-t-on. «Cueillez l’instant présent, profitez de la vie!» Si notre société a longtemps été dominée par le culte du travail, de l’effort et de l’ascèse, celui-ci a largement laissé place à un individualisme hédoniste sensoriel et matérialiste.

Cette locution latine devenue d’usage courant est pourtant tronquée de sa fin. Elle nous vient d’un poème latin d’Horace et récite dans son entier: «Carpe diem quam minimum credula postero», soit, traduit littéralement, «Cueille le jour présent et sois le moins crédule possible quant au jour suivant». La subtilité est toute là. Il y a toujours un «jour suivant». Et le sage latin nous invite non pas à l’insouciance, mais, au contraire, à tirer le meilleur d’aujourd’hui car demain est incertain et pourrait donc ne pas être aussi bon. L’inexorable menace du lendemain est toujours là. Se donner entièrement au plaisir présent? Se laisser aller dans la liberté de l’instant? Horace n’y pense pas. Il prône plutôt une recherche du plaisir ordonnée qui vise à éviter tout déplaisir et toute déception.

« Record battu! Pas de quoi se réjouir. »

La SSE vient de fournir les résultats de sa dernière enquête trimestrielle (voir p. 6) avec lesquels elle nous annonce la fin d’une longue phase de croissance. Le secteur de la construction a battu des records et dépassé le plafond des 20 milliards de chiffre d’affaires, pourtant l’heure n’est pas aux réjouissances. Le ralentissement conjoncturel est perceptible, la cherté du franc aura de probables effets à moyen et long termes et les projets de révision de la LAT ne laissent présager rien de bon. Le printemps ou le stress? La maîtrise ou l’instant présent? La dictature du succès et l’impératif du plaisir se font à nouveau face. Carpe diem? Demain!

La mue du Stade de Genève

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Actualité

Capture d’écran 2015-03-30 à 09.17.09Inauguré en 2003, le stade de Genève s’apprête à vivre sa première grande mue. Le président du FC Servette, Hugh Quennec à présenté un vaste projet de transformation élaboré avec le bureau d’architectes Portier-De Giuli. Il s’agit globalement de donner une plus grande assise fonctionnelle et commerciale à l’enceinte sportive. Les architectes ont dessiné un vaste socle qui entoure tous les gradins et donne appuis à la toiture rénovée. La pelouse naturelle deviendra synthétique et le nombre de places réduit à environ 18’000 sièges. Le coût global est devisé à 25 – 30 millions. (Plus d’infos: http://www.tdg.ch/sports/sfc/Stade-a-18-000-places-gazon-artificiel-Servette-fait-sa-revolution/story/14507153)

Minergie et photovoltaïque

Réglementation – énergie                                                                                                  Le Conseil fédéral a modifié la réglementation quant au soutien des installations photovoltaïques le 1er avril 2014. Il a notamment introduit la possibilité de toucher une rétribution unique (RU) et la possibilité d’auto-consommer sa propre production photovoltaïque. Cette nouvelle situation a conduit Minergie à revoir sa pratique quant au bilan énergétique.

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L’ordonnance du Conseil fédéral prévoit que tous les exploitants de nouvelles installations photovoltaïques comprises entre 10 kWp et 30 kWp peuvent opter pour la rétribution à prix coûtant (RPC) ou la rétribution unique (RU), qui s’élève au maximum à 30% des coûts d’investissement. Les installations de 2 kWp à 10 kWp ne peuvent recevoir dorénavant que la rétribution unique et les installations photovoltaïques d’une puissance inférieure à 2 kWp ne perçoivent ni la RPC, ni une rétribution unique. Par ailleurs, les exploitations d’installations photovoltaïques peuvent dorénavant auto-consommer tout ou partie de leur propre production. Ces modifications sont substantielles et ont conduit Minergie à modifier sa pratique quant à la prise en compte de l’électricité photovoltaïque dans les bilans énergétiques des objets demandant la labellisation Minergie: ce courant photovoltaïque y est à présent totalement pris en compte, sauf dans quelques cas particuliers.

Les bilans énergétiques des objets demandant la labellisation Minergie sont établis maintenant selon les exigences décrites ci-dessous et éclairées par le tableau suivant:

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Vue d’ensemble de la prise en compte du courant photovoltaïque dans le bilan énergétique Minergie                                                                                                  Toutes ces dispositions sont déjà en vigueur, sauf celles indiquant une date d’entrée en force. Elles concernent tous les standards (Minergie, Minergie-P et Minergie- A, pour les nouvelles constructions comme pour les rénovations).

1. Le courant provenant des installations photovoltaïques recevant la rétribution unique (RU) est inclus dans le bilan énergétique.

2. Dès le 01.01.2016, le courant provenant des installations photovoltaïques de ≥ 30 kWp recevant la RPC et avec consommation propre sera inclus dans le bilan énergétique.

3. Le courant provenant des installations photovoltaïques de 10 à 30 kWp recevant la RPC, qu’il y ait ou non de l’auto-consommation, n’est pas inclus dans le bilan énergétique.

4. Le courant provenant d’installations photovoltaïques ne recevant ni RU ni RPC est compris dans le bilan énergétique.

5. Dès le 01.01.2016, le courant de bourses solaires sera pris en compte dans le bilan énergétique.

Conditions: L’installation photovoltaïque doit se trouver sur le bâtiment même ou dans son environnement immédiat.

Experts en innovation

Les 22 et 23 janvier dernier, la presse spécialisée internationale était réunie à Paris pour le pré-Intermat. Une centaine d’exposants y présentaient en avant-première les nouveautés 2015. Parmi eux, douze ont été récompensés avec un Intermat Innovation Award.

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Le salon Intermat est le plus grand événement mondial du secteur matériel, technique et industrie de la construction en 2015. Il se tiendra du 20 au 25 avril au Centre d’exposition de Paris-Nord Villepinte. Quelque 1300 exposants sont confirmés et plus de 200 000 visiteurs attendus.

Les 22 et 23 janvier dernier, la presse spécialisée était conviée à la Maison de la Mutualité, dans le Ve arrondissement de Paris, pour découvrir en avant-première les principales nouveautés qui seront présentées au public en avril.

C’était également l’occasion pour les organisateurs de rappeler l’une des grandes nou- veautés de l’édition 2015: la création du World of Concrete Europe. Le World of Concrete se tient annuellement à Las Vegas et s’est imposé en tant que plus importante manifestation mondiale destinée aux professionnels du béton. Il attire annuellement environ 1300 entreprises exposantes et quelque 50 000 visiteurs.

Ainsi, pour satisfaire les besoins du marché de la filière béton en Europe et pour mieux répondre à la demande des visiteurs de bénéficier d’une vision globale sur tout ce secteur, la S.E. INTERMAT et Hanley Wood, LLC ont signé un accord de partenariat pour créer et lancer le World of Concrete Europe (WOC Europe) qui sera l’un des événements phare de la prochaine édition du salon Intermat.

Le WOC Europe a pour ambition d’accueillir l’ensemble des acteurs de la profession (du prescripteur à l’applicateur final) présents dans les pays européens et les pays francophones (Moyen-Orient et Afrique).

Intégré dans le salon Intermat sous le slogan «Be Concrete» («Soyez Béton»), le World of Concrete Europe prendra place à l’entrée de la halle 7. Le WOC Europe complétera l’offre importante et historiquement présente sur Intermat, car relié à l’écosystème des matériels pour le béton et réunissant, sur quelque 20000 m2, les spécialistes des matériels et équipements pour la production, le transport et la mise en œuvre du béton.

Le salon propose ainsi l’exhaustivité de la filière béton, de l’amont (matériaux, produits et adjuvants) à l’aval (bétons décoratifs, revêtements et enduits, ingénierie et services). Partie intégrante de tout événement World of Concrete, un programme de conférences didactiques sera proposé pendant la manifestation.

Par ailleurs, une zone extérieure se tiendra sur l’esplanade de la halle 7 pour présenter des démonstrations d’outils, de matériaux et de matériels de maçonnerie.

And the winner is…                                                                                                    Sous la présidence de la FNTP (Fédération nationale des travaux publics), le concours international des Intermat Innovation Awards récompense les matériels, techniques, services ou produits qui contribuent au progrès de l’industrie de la construction et des matériaux pour la construction. Un jury européen de onze spécialistes du secteur a choisi, parmi les nombreux dossiers présentés par les exposants, les matériels et équipements primés. Les lauréats ont été proclamés et récompensés lors de la soirée de gala du pré-Intermat.

Les nominés étaient regroupés en quatre catégories: matériels de construction, applications numériques, ingénierie et systèmes et, finalement, équipements et accessoires. Parmi les gagnants, signalons le monte-grutier pour grues à tour présenté par Liebherr, le système du contrôle de la sécurité transversale M TSS de Merlo et la mini-pelle 803 dual power de Wacker Neuson, tous récompensés par une médaille d’or dans leur catégorie.

Catégorie: équipements et accessoires                                                                    Liebherr                                                                                                                     Monte-grutier pour grues à tour

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Description: Ce monte-grutier est conçu suivant la norme EN81-43-2009 / niveau de sécurité PLd (EN 13849) pour répondre à la Recom- mandation R459, et plus largement à la problématique d’accès ergonomique du grutier à son poste de travail. Celui-ci est conçu pour fonctionner dans la mâture (à partir d’une section de 2,30 x 2,30 m). De ce fait, pas de nécessité de démontage / remontage du monte-grutier lors du démontage de la grue.

Principe de fonctionnement: Ascenseur à double crémaillère, fonctionnant sur batterie Lithium 48V (pas de câble d’alimentation). Système astucieux de 2×2 pignons permettant de passer d’un élément de mât à l’autre, les crémaillères étant prémontées dans les mâtures. Lors de la descente, fonctionnement en génératrice et récupération de l’énergie (environ 40%). Charge max. 200 kg, soit 2 personnes ou 1 personne avec de l’outillage. Possibilité d’arrêts intermédiaires. Hauteur maxi >300 m.

Plan séquence

Cinémathèque suisse, Penthaz

CHR 2_cinema 2La Cinémathèque suisse est, par la richesse de sa collection, l’une des plus importantes au monde. Depuis 2010, elle mène un vaste projet d’agrandissement et de transformation de son centre de recherche et d’archivage.

Créées en 1943 à Bâle, les «Archives cinématographiques suisses» sont transférées à Lausanne dès 1949. Depuis, la vie de l’institution est étroitement liée à la capitale vaudoise. Cette ville est la première à attribuer une subvention à l’association «Cinémathèque suisse» qui vient d’être constituée et qui gère déjà une belle collection. Viennent ensuite les subventions fédérales, divers déménagements et quelques changements de forme juridique. C’est aujourd’hui une fondation privée d’utilité publique dont la mission est nationale. Son mandat est de recueillir et de sauvegarder les archives de la cinématographie, quelle qu’en soit l’origine, de veiller à l’accroissement, à la conservation, à la restauration et à la présentation de ses collections, de constituer un musée national et un centre d’étude de la cinématographie, le tout en servant l’utilité publique sans viser aucun but lucratif.

Forte de 70000 titres de films, de 2,8 millions de photos et de 300 000 affiches, la Cinémathèque suisse est aujourd’hui reconnue comme la sixième du monde. Selon la Fédération Internationale des Archives du Film (FIAF), seules quelques collections aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en France devancent celle réunie dans notre pays. Les collections exceptionnelles de la Cinémathèque suisse réunissent œuvres de fiction, documentaires, archives du Ciné-Journal suisse, films publicitaires et de commande et œuvres d’amateurs. Elles constituent la mémoire audiovisuelle de notre pays.

A l’instar des institutions similaires dans le monde, la Cinémathèque suisse collecte tout ce qui a trait au cinéma diffusé dans le pays. Ses collections se composent donc non seulement de la production nationale mais aussi de films de toute provenance.

Les collections, jusque-là réparties sur plusieurs sites, ont été déménagées. Elles sont aujourd’hui réunies à Penthaz (VD), dans le nouveau centre de recherche et d’archivage, dont l’ouverture au public est prévue pour 2018.

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Travelling arrière                                                                                                          Les activités et les collections de la Cinémathèque ne cessant de croître, le besoin d’espace se fait rapidement sentir. En 1992, un centre d’archivage est inauguré à Penthaz, dans la campagne vaudoise, à une dizaine de kilomètres de Lausanne.

Aujourd’hui, ce centre de recherche et d’archivage prend une nouvelle dimension. Issus d’un concours d’architecture remporté par le bureau EM2N de Zurich, les nouveaux bâtiments sont réalisés en deux étapes. Mis en service à l’été 2012, le bunker d’archivage plonge ses trois niveaux jusqu’à près de 17 mètres. Son emprise au sol est de 30 mètres sur 60. Les exigences de charge sont inusuelles: une reprise de 1,5 tonne par mètre carré est requise pour le système de rails et le stockage. Les dalles des étages ont une épaisseur de 38 cm, celle de la toiture – qui reçoit jusqu’à 3,5 mètres de terre – atteint une épaisseur de 50 cm.

La maîtrise du climat intérieur est l’autre grand défi. Dans les deux premiers niveaux, la température est constamment maintenue entre 16 et 18 °C. Au troisième sous-sol, elle ne doit jamais dépasser 5 °C. Le taux d’humidité et la température ne peuvent pas subir de variation supérieure à 5%, de sorte à protéger les pellicules d’acétate plus anciennes d’une dégradation accélérée. Les installations de refroidissement sont donc conséquentes.

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  Tête d’affiche                                                                                                                 En parallèle, un nouveau corps est greffé au bâtiment existant. La structure en béton, isolée et habillée de plaques d’acier non traité, donne sa nouvelle identité au centre de recherche et d’archivage de la Cinémathèque suisse. Il accueille temporairement les services administratifs et les laboratoires de traitement. Les espaces seront redistribués à l’issue de la deuxième étape.

Il dessine un paysage de toits, modulé et condensé, formé de pans inclinés et végétalisés, qui rappelle le thème des sites de production industrielle ou les studios cinématographiques. L’agencement spatial des différents accès (livraisons, accès public ou pour les collaborateurs) s’effectue en tête du bâtiment. La différenciation est soulignée par les multiples orientations des façades pignons.

Le principe d’agencement juxtaposé des corps de bâtiment est également perceptible à l’intérieur. Les trois distributions principales superposées au sous-sol, rez-de-chaussée et premier étage transpercent les caissons parallèles et font apparaître cet arrangement séquentiel.

« les pans inclinés rappellent les studios cinématographiques »

La nouvelle aile d’archives (le bunker) ainsi que la possible future extension se connectent au premier bâtiment par la prolongation de l’axe de distribution au sous-sol. Livraisons, visites, évacuation et archivage peuvent désormais avoir lieu sous un seul et même toit et donnent une unité de programme aux niveaux inférieurs.

Au-dessus, ce sont les fonctions de gestion, de restauration et de mise en valeur qui sont regroupées. Accueil, espace muséal, espaces de consultation, salles de travail ou laboratoires y trouvent place. Chercheurs et cinéphiles pourront accéder plus facilement et agréablement à la Cinémathèque suisse grâce à des moyens techniques modernes. Les salles de réunion suspendues dans le hall d’entrée et d’exposition en double hauteur sont connectées par des baies vitrées. Celles-ci permettent des percées visuelles latérales et dans la profondeur ainsi que l’évocation d’effets cinématographiques comme la composition et le montage.

La Confédération s’est engagée à hau- teur de 49 millions de francs dans la réalisation du projet. Les nouveaux locaux ne serviront pas seulement à conserver, tel un coffre-fort, un merveilleux patrimoine. Grâce à la numérisation progressive des collections, les films, photos, affiches, livres et scenarii seront à disposition de la société tout entière. Une partie des locaux affectés à cette nouvelle facette de la mission de la Cinémathèque font actuellement l’objet d’une modification du projet (aménagement intérieur, réseaux, stockage numérique, etc.).CHR 2_cinema 7

_____________________________________________________________________________ Under my skin                                                                                                            Avec les pans inclinés et le jeu d’orientation des pignons, l’enveloppe constitue l’élément architectural fort du projet. Cette peau métallique identifie le bâtiment. Elle est composée de panneaux en acier non traité destiné à s’oxyder avec le temps. Les plaques brutes d’usine, patinées avec quelques points de rouille, ont une teinte sombre et rougeâtre. Elles donnent au bâtiment un caractère massif, bien que leur épaisseur réelle soit relativement fine (6 mm). Les panneaux verticaux ont une largeur moyenne de 2,15 m pour une hauteur maximale de plus de 11 m. La fixation est assurée par des consoles réglables vissées au gros œuvre. La toiture est composée d’éléments porteurs/isolants en bois compact préfabriqués.

_____________________________________________________________________________ Principaux intervenants                                                                                           Maître d’ouvrage: OFCL, Berne                                                                          Architectes: EM2N Architekten AG, Zürich                                                      Management, gestion de chantier: Tekhne SA, Lausanne                                            Béton armé: Rusconi & Cie SA, Le Mont-sur-Lausanne

Ni chaud, ni froid

massimo portrait 4Des chutes de neige abondantes, une bise soutenue ou de fortes pluies… la saison hivernale est, par définition, rigoureuse, et toutes les activités en plein air s’en trouvent impactées.

L’Ordonnance sur la prévention des accidents et des maladies professionnelles (OPA) souligne le devoir de l’employeur face au travail au froid dans le cadre de ses obligations générales. L’employeur est tenu «d’identifier les dangers présents dans son entreprise pour la sécurité et la santé des travailleurs et de prendre les mesures de protection et les dispositions nécessaires selon les règles de la technique reconnues» (art. 3 à 10 OPA et art. 3 à 9 OLT3). Les documents émis par le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) rappellent par exemple que la définition de «travail au froid» s’applique déjà à partir d’une température de +15 °C, condition fréquente à toute saison dans les secteurs de l’élaboration, de l’entreposage voire même dans la vente de denrées alimentaires. Le DEFR précise également que «pour les travaux exécutés en plein air, il n’y a pas de limite inférieure. Certaines branches (par exemple l’exploitation forestière) imposent de travailler même dans des conditions extrêmes (par exemple -20 °C, vent glacial, haute altitude, mauvais temps, etc.)». Cinq classes de froid sont reconnues (de «+15 °C» à «inférieure à -40 °C») et des durées maximales d’exposition accompagnées de durées minimales de réchauffement sont indiquées. Les mesures de protection, techniques, organisationnelles ou personnelles sont aussi portées à l’attention des employeurs.

« les maîtres d’ouvrage exercent une forte pression »

Le secteur de la construction est bien sûr confronté à la question. Dans le gros œuvre ou les travaux routiers, l’activité est fortement réduite, voire inexistante, durant les périodes les plus froides. Les risques et les dangers sont bien connus et les collaborateurs équipés. La Charte de la sécurité, signée par tous les partenaires sociaux, qui stipule notamment le droit et le devoir de chacun de dire stop en cas de danger, constitue un cadre raisonnable et accepté.

Il ne semble donc pas nécessaire d’introduire une réglementation supplémentaire, stricte et arbitraire, visant à fermer d’office tous les chantiers sur la base d’une mesure «du froid ressenti» ou de la «quantité de pluie» telle que l’ont réclamée certains. En effet, même si les températures extérieures sont très basses, nombre de travaux sont réalisés à l’intérieur ou à l’abri, dans des zones chauffées ou protégées. Des équipements à disposition des collaborateurs sont également prévus pour les conditions les plus rudes.

Les opérations menées par Unia début février sont certes légitimes et si un entrepreneur ne répond pas à ses devoirs il doit être rappelé à l’ordre. La manière ressemble pourtant plus à une opération médiatique. De la création d’une « section d’analyse des risques» aux revendications liées aux pertes de salaire en cas d’intempéries ou aux négociations salariales, le syndicat semble s’évertuer à rompre le partenariat social et à faire basculer systématiquement le dialogue du côté de la confrontation.

L’un des protagonistes est par trop souvent absent des débats. Les impératifs imposés par le maître d’ouvrage doivent être vraiment extrêmes pour qu’un entrepreneur aille couler du béton par -5 °C! Travail au noir, responsabilité solidaire ou intempéries, les maîtres d’ouvrage exercent souvent une forte pression. Les conséquences induites ne leur font, apparemment, ni chaud ni froid!

Wacker Neuson go to USA!

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Wacker Neuson vient d’annoncer le transfert courant 2015 de sa production de chargeurs compacts de l’Autriche vers les Etats-Unis. Pendant cette période transitoire, un stock d’engins sera constitué pour assurer la livraison de machines sur le plan européen. Le constructeur profite de ce changement stratégique de production pour développer une nouvelle offre en phase avec la demande américaine. Désormais entièrement conçue et produite sur le sol américain, la gamme des chargeurs compacts de Wacker Neuson se voit compléter de quatre nouveaux modèles: le SW24, un modèle sur roues à levage radial de 1000 kg de capacité de charge, le SW28, un modèle sur roues à levage vertical de 1200 kg de capacité de charge, le ST35, un modèle à chenilles de 1150 kg de capacité de charge et levage radial, et le ST45, un modèle de 1400 kg de capacité de charge en levage vertical.

Maroc, le soleil, le vent

Avec la construction de mega-complexes photovoltaïques et d’importants parcs éolien, le Maroc affiche son ambition énergétique et mise avec force sur le renouvelable.

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Le Maroc s’est fixé pour objectif de couvrir plus de 40% de ses besoins énergétiques grâce aux énergies renouvelables d’ici à 2020. Ce pays d’Afrique du Nord espère en effet combler l’absence d’hydrocarbures dans ses sols en misant sur les segments de l’éolien et du photovoltaïque. 1,7 milliard d’euros viennent d’être débloqués pour construire la seconde phase du méga-complexe de centrales solaires «Noor 2» et «Noor 3» à Ouarzazate, dans le sud du Maroc.

Parmi les investisseurs du projet, on trouve la banque publique allemande KFW, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement mais également la Banque européenne d’investissement, l’Agence française de développement et l’Union européenne. Le but, à terme, est de produire 500 MW grâce à l’ensemble des centrales photovoltaïques de Ouarzazate. La phase «Noor 1» est toujours en construction et devrait être livrée en octobre 2015. Au final, le pays maghrébin ambitionne que sa production d’énergie solaire atteigne les 2000 MW à l’horizon 2020.

L’éolien n’est pas non plus en reste, puisque le plus vaste parc du continent africain a été récemment mis en service à Tarfaya, dans le sud-ouest du royaume. La totalité de ces projets énergétiques se chiffre à 10,6 milliards d’euros, ce qui pèse pour 60% des investissements énergétiques du Maroc prévus jusqu’en 2020.