Sport, culture, futur

CHR 8s - copie 3Ce mois-ci, en plus de notre n°8.2014,                                                          découvrez notre n° « spécial travaux publics »! 

 

Collège du Léman, Versoix

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Le Collège du Léman à Versoix se dote de deux nouveaux bâtiments. Au sud du campus, l’Espace Mandela, inauguré en septembre, est destiné à l’accueil récréatif des enfants. Au cœur de l’école, le chantier du complexe multifonctionnel sport et culture bat son plein.

Fondé en 1960, le Collège du Léman est devenu au fil du temps un établissement de référence parmi les écoles internationales de renom du bassin lémanique.

L’école accueille aujourd’hui plus de 2000 élèves représentant plus de 100 nationalités. Ils y reçoivent un enseignement académique d’excellence du préscolaire à la terminale et bénéficient de méthodes d’apprentissage qui suivront les élèves tout au long de leur vie. Le Collège du Léman fait partie de la Meritas Family of Schools, un réseau regroupant des écoles d’excellence dans le monde entier, offrant les plus hauts standards d’éducation et des opportunités uniques d’apprentissage au niveau international.

Le campus s’étend sur 8 hectares, sur les hauts de Versoix. Il se compose d’une vingtaine de bâtiments acquis ou construits successivement et intégrés dans un cadre verdoyant.

L’année en cours restera dans les annales de l’école comme une période marquée par de grands investissements dévolus à la construction de deux nouveaux bâtiments: l’Espace Mandela et le complexe polyvalent sport/culture.

SONY DSCCHR 8_college du leman 8Plus qu’un hommage                                                                                   Situé au sud du campus, l’Espace Mandela a été inauguré le 26 septembre dernier. Ce bâtiment, relativement compact, a une vocation d’accueil. Il permet d’abriter tous les enfants du primaire sous un préau couvert de 225 m2 en cas de mauvais temps. Ils peuvent également se rendre dans la salle polyvalente de l’étage pour la pause déjeuner. Avec sa configuration flexible, celle-ci servira également de salle de conférences, de salle de réunions et de salle de spectacles pour les plus jeunes.

Le bâtiment porte le nom de Nelson Mandela et est décoré aux couleurs de sa patrie. Au-delà du simple hommage, l’école tient à célébrer les valeurs incarnées par ce grand homme de paix telles que «équité», «justice», «solidarité» et «tolérance» et qu’elle souhaite faire résonner dans son établissement.

«éduquer et enseigner dans un esprit d’ouverture»

Depuis sa création en effet, le Collège du Léman poursuit des valeurs initiées par son fondateur Francis Clivaz qui souhaitait: «Eduquer et enseigner dans un esprit d’ouverture et de tolérance afin que les élèves puissent devenir les citoyens et leaders d’un monde respectueux des différences.»

Place à l’imagination                                                                                                  Près de 5000 m2 dédiés au sport et à la culture, tel est le programme du complexe multifonctionnel. Imaginé par les architectes Armand Schaefer et Enzo Mattana et situé en face des deux principaux bâtiments du secondaire, cet édifice de quatre étages sera polyvalent à souhait.

L’objectif est de proposer aux étudiants un bâtiment où il leur serait possible de se rencontrer, de pratiquer des activités extrascolaires, de mettre en avant leurs talents grâce à l’organisation d’événements sportifs ou artistiques, mais aussi d’y vivre. Dès l’entrée, le visiteur sera attiré par la salle multifonctions sur laquelle il aura une vue imprenable.

Complètement amovibles, les installations d’estrade et de gradins, ainsi que le système révolutionnaire d’opacité variable des fenêtres permettront de transformer cette salle en théâtre, cinéma ou même en stade capable d’accueillir des événements sportifs de grande envergure. Il suffit juste de laisser place à l’imagination. Les étudiants internes pourront aussi s’installer au dernier étage puisqu’une résidence lumineuse de 24 chambres y est prévue.

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Principaux intervenants                                                                                         Maître d’ouvrage                                                                                                    Collège du Léman, Versoix                                                                                  Architectes                                                                                                         Archideco & Mattana, La Croix-de-Rozon                                                           Ingénieurs                                                                                                                      SB Ingénierie, Carouge                                                                                     Maçonnerie                                                                                                           Casabat SA, Satigny                                                                                      Construction métallique                                                                                      Zwahlen & Mayr SA, Aigle

 

 

Multiplier les outils

CHR 8s - copie 3Ce mois-ci, en plus de notre n°8.2014, découvrez notre n° « spécial travaux publics »! 

 

 

 

 

massimo portrait 4Maîtriser l’immigration, aider les populations les plus défavorisées tout en préservant notre qualité de vie et notre environnement, voici en résumé les objectifs que vise l’initiative Ecopop sur laquelle le peuple se prononcera le 30 novembre. Si une première lecture pourrait sembler séduisante à ceux qui sont à la recherche haletante d’un logement ou d’une place assise dans le train, les enjeux en sont bien plus vastes. L’initiative exige un plafonnement de la croissance de la population à 16 000 personnes par an. Si les auteurs de l’initiative mentionnent à présent d’autres chiffres dans la campagne qui précède le vote, ceux- ci ne sont pas crédibles. Ce contingent concerne de la même manière les travailleurs étrangers, les réfugiés et les Suisses de l’étranger. Au vu de sa radicalité, cette initiative menace l’existence de nombreuses entreprises tributaires de la main-d’oeuvre qualifiée étrangère. Elle accroît les contraintes bureaucratiques des PME et rend une planification du personnel à long terme impossible. Le milieu de la construction, tout comme l’industrie ou les métiers de la santé sont opposés à l’initiative. De plus, un oui à Ecopop représenterait une rupture sérieuse, voire définitive, avec l’UE.

Un proverbe japonais énonce: «Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou.» La polarisation du débat politique en fait quotidiennement la démonstration. Pour les adeptes du libéralisme pur et dur, tout ressemble à un besoin de croissance. Pour les dogmatiques de la Suisse de Guillaume Tell, tout ressemble à une menace.

Evidemment, ni les uns ni les autres n’ont raison. Un modèle de société basé uniquement sur la consommation a déjà prouvé ses méfaits. Et un pays fermé, barricadé idéologiquement sur un passé mythifié, est peut-être encore plus nocif.

Mal étudiée, mal élaborée et mal pré- sentée, l’initiative Ecopop «Halte à la surpopulation – Oui à la préservation durable des ressources naturelles» n’offre pas de réponses satisfaisantes aux défis, bien plus complexes, de notre époque. Reste qu’elle met le doigt sur des questions nous concernant tous. Encore une fois, les métiers liés à la construction, à la gestion de l’énergie, à la planification du territoire se trouvent au centre du débat. Architectes, ingénieurs et urbanistes sont appelés à travailler ensemble pour développer les modèles de demain. Dans ce sens, nous ne pouvons que saluer la création de la nouvelle chaire en écologie urbaine et espaces de vie durables qui sera créée à l’EPFL dès l’automne 2015. A la croisée de plusieurs disciplines, telles que les sciences environnementales, l’architecture et l’urbanisme dans le contexte du développement urbain en Suisse, elle offre l’opportunité de définir comment mieux vivre ensemble et interagir aussi bien dans nos environnements construits que naturels. Multiplier les outils, voilà une bonne manière d’appréhender notre monde et d’en accompagner l’évolution.

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Tour d’horizon durable

Energies Renouvelables

Symposium ER’14 – 19-20 novembre à Yverdon-les-Bains.

Inscrivez-vous!

Programme_ER14Le secteur du bâtiment représente une part très importante de la consommation énergétique en Suisse avec quasiment un tiers de la consommation d’énergie finale. Par ailleurs, ce secteur génère d’importants impacts sur l’environnement.

Afin de répondre à ces problématiques, la HEIG-VD organise tous les deux ans le Symposium sur l’Efficacité Energétique, l’Environnement et les Energies renouvelables dans le domaine du bâtiment (Symposium ER). Cette manifestation propose un tour d’horizon des nouvelles technologies et de réalisations exemplaires permettant de réduire la consommation énergétique et les impacts environnementaux du secteur du bâtiment. La septième édition du symposium aura lieu les 19 et 20 novembre 2014 à Yverdon-les-Bains et traitera des thématiques suivantes :

  • Rénovation énergétique (19 novembre)
  • Efficacité énergétique et environnement (19 novembre)
  • Ecoconstruction et éco-matériaux (20 novembre)
  • Energies renouvelables (20 novembre)

Informations et inscriptions :

www.er14.ch

téléchargez le programme:

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Tout va très vite!

INTERVIEW                                                                                                         SPECIAL MACHINES DE CHANTIER – LOCATION

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La location s’impose comme un outil de gestion incontournable pour les entrepreneurs. Pourtant, les entreprises suisses n’exploitent pas encore pleinement les solutions offertes par les loueurs. Nous en avons parlé avec Vincent Albasini, directeur d’Avesco Rent.

Chantiers & Rénovation (C&R): Née en 2000 du rachat par Ammann de la société Multirent, Avesco Rent jouit d’une longue expérience dans le marché de la location. Comment a évolué l’entreprise?                                                            Vincent Albasini (VA): Lors de la reprise de Multirent et au moment du lancement de la marque «The Cat Rental Store», nous avions 8 agences et 26 collaborateurs. Aujourd’hui, notre réseau est constitué de 18 agences et nous employons environ 150 personnes.

C&R: Vous êtes le leader sur le marché de la location de matériel et de services. Quelles sont vos forces?                                                                                             VA: Notre réseau couvre pratiquement tout le territoire national, ce qui est un gage de proximité et de réactivité face aux demandes de nos clients. Nous proposons quelque 220 types de machines et équipements différents et disposons d’un parc de plus de 5000 machines de diverses marques, et pas seulement de Caterpillar comme le pensent encore certains. Nos services s’adressent essentiellement au secteur bâtiment/travaux public, indépendamment de la taille de l’entreprise. L’historique de l’entreprise remonte à la fondation de Outiloc et Multirent en 1987; nous avons donc une expérience de près de 30 ans dans le secteur. Toutefois nous sommes également présents dans les secteurs événementiel, industriel et services. Pour ces secteurs, deux de nos agences, des centres de compétences, sont axées sur les besoins des clients de ce segment.

CHR 7_special machines_avesco rent 1 - copieC&R: Quel est le rapport à la location des entrepreneurs suisses?
VA: Nous assistons à un changement culturel. Les nouvelles générations ainsi que les sociétés actives dans les zones frontalières font largement appel à nos services. Quelques entreprises pratiquent un outsourcing quasi total de leur parc machines. Cela génère pour elles d’importantes économies. L’achat, l’entreposage, l’entretien, le transport ou l’amortissement sont des charges lourdes qui, ainsi, ne pèsent plus dans leurs bilans. La majorité de nos clients pratique une gestion annuelle du parc, avec un mix achat/location et parfois une location de longue durée qui débouche sur l’achat de la machine. Néanmoins, beaucoup d’entrepreneurs suisses sont encore attachés à l’idée de posséder leurs propres machines. Selon le dernier rapport de l’ERA (European Rental Association) dans les grands pays voisins entre 40% et 50% des machines vont au marché de la location; en Suisse, nous en sommes environ à 18%.

C&R: La machine comme «status symbol» de l’entreprise, une richesse que l’on montre…                                                                                                                         VA: Il y a certainement un peu de cela. Mais la dévaluation des machines est importante. Un parc vieillissant n’est plus une valeur. Certains en font la triste expérience au moment de remettre leur entreprise à un successeur. Notre parc de machines, au contraire, a un âge moyen de 3 ans. C’est également un gage d’efficacité et de sécurité. Nos clients ont la garantie de prendre en main les machines les plus modernes et performantes, de disposer des technologies et des outils les plus avancés, toujours entretenus et maintenus en parfait état.

C&R: Au-delà des mentalités, quels sont les défis que vous devez affronter?
VA: Nous constatons une évolution dans la gestion des chantiers. Les entrepreneurs sont appelés à réagir très vite; parfois nous n’avons qu’une journée pour fournir la machine. Les durées de location sont également en réduction. Nous devons assurer une logistique parfaite! Tout va très vite!

C&R: Quelles sont, à votre avis, les tendances pour les années à venir?
VA: La part de location va sans doute poursuivre sa croissance, c’est un outil de gestion qui est de plus en plus indispensable pour les entreprises. Notre réseau est voué à s’agrandir, tout comme notre présence online. La gamme de machines proposées va également continuer de s’étoffer. Nous venons par exemple de mettre à disposition de nos clients des engins rail/route.

C&R: Plus que sur les machines, vous aimez mettre l’accent sur les «solutions». Qu’enten- dez-vous dire?
VA: Nous sommes les partenaires des entreprises. Il est important pour nous d’être quotidiennement à côté de nos clients, sans aucun égard au secteur ou à la taille de l’entreprise, et de trouver ensemble des solutions pour leurs projets. De plus, nous avons également un centre de formation IPAF (Fédération Internationale du matériel d’Accès en Hauteur) au sein de notre organisation afin de soutenir les entreprises qui veulent investir dans la formation. Finalement, nous n’avons pas que les machines habituelles du bâtiment et du génie civil, mais également tout type de matériel et d’équipement de différents segments de produits comme l’élévation, la manutention, l’installation de chantier, la production d’énergie, le jardinage ou le chauffage. Surtout, nous avons un personnel spécialisé à même d’offrir un support technique optimal au moment de préparer une intervention. •

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Une tonne et demie du bout du doigt

Innovation – Verre coulissant autoportant

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La société Néon ABC agrandit ses locaux en construisant un nouveau bâtiment. Au-delà de quelques défis topographiques, c’est la réalisation d’une véritable façade coulissante ― un verre de 9 mètres de haut par 2,50 mètres de large ― qui retient notre attention.

Depuis bientôt soixante ans, la société Néon ABC à Lausanne réalise toutes sortes d’enseignes lumineuses et de décorations. Bien connue dans toute la Suisse romande, grâce également à ses six succursales, l’entreprise est installée au bas de l’avenue de Morges depuis le début des années 70. Un premier agrandissement a été réalisé en 1991. Le bâti- ment construit aujourd’hui en contrebas de l’atelier et des bureaux existants représente une nouvelle étape marquante dans l’histoire de cette PME.

Une importante phase de travaux spéciaux a été nécessaire pour stabiliser le talus et assurer les bâtiments existants. La géométrie simple de la nouvelle construction permet d’agran- dir la surface des ateliers de Néon ABC de 400 m2 (étages 2 et 3), d’aménager quelque 200 m2 de surface commerciale au niveau de l’avenue de Morges (rez-de-chaussée) et de proposer 200 m2 de surface de bureaux à la location (étage 1).

Prouesse technique

La cage d’escalier qui relie les quatre niveaux est un élément architectural fort. Elle reçoit la plus grande fenêtre coulissante jamais réalisée. Ce sont en effet deux verres de dimensions exceptionnelles qui ferment la partie supérieure. Un verre de 2,50 mètres de large sur 9 mètres de haut coulisse der- rière un verre fixe de 3 mètres de large sur 9 mètres de haut!

«la luminosité et la visibilité sont

proches du 100%»

La prouesse technique tient non seulement dans la dimension des verres, mais encore plus dans l’absence de cadres. Ce sont ici les caractéristiques statiques du verre qui sont mises à profit et poussées à leurs limites. Le cadre dissimulé dans le béton disparaît totalement du champ de vision. Il remplit les fonctions d’étanchéité à l’air et à l’eau et sert à guider le verre, autoportant, dans sa translation. La luminosité et la visibilité sont proches du 100%!

La qualité de fabrication du verre est remarquable: sa précision dimensionnelle a une tolérance proche du millimètre, il est extrêmement plat et ne présente aucune déformation. Le poids de l’élément coulis- sant est de 1500 kilos. Pourtant, il se mani- pule aisément d’une main. Pas de moteur et pas d’automati-sation! Cela est rendu possible par le système de roulement à billes développé et poussé ici à son extrême par la société Lessframe, partenaire de Néon ABC et dont les bureaux sont également installés dans le bâtiment.

 

 

Tour d’horizon durable

Energies Renouvelables

Symposium ER’14 – 19-20 novembre à Yverdon-les-Bains.

Inscrivez-vous!

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Le secteur du bâtiment représente une part très importante de la consommation énergétique en Suisse avec quasiment un tiers de la consommation d’énergie finale. Par ailleurs, ce secteur génère d’importants impacts sur l’environnement.

Afin de répondre à ces problématiques, la HEIG-VD organise tous les deux ans le Symposium sur l’Efficacité Energétique, l’Environnement et les Energies renouvelables dans le domaine du bâtiment (Symposium ER). Cette manifestation propose un tour d’horizon des nouvelles technologies et de réalisations exemplaires permettant de réduire la consommation énergétique et les impacts environnementaux du secteur du bâtiment. La septième édition du symposium aura lieu les 19 et 20 novembre 2014 à Yverdon-les-Bains et traitera des thématiques suivantes :

  • Rénovation énergétique (19 novembre)
  • Efficacité énergétique et environnement (19 novembre)
  • Ecoconstruction et éco-matériaux (20 novembre)
  • Energies renouvelables (20 novembre)

Informations et inscriptions :

www.er14.ch

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De corps et d’esprit

La Côte International School, Aubonne

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Dernier-né de la famille Nord Anglia Education, le campus de La Côte International School à Aubonne vient d’ouvrir ses portes. Pouvant accueillir plus de 800 élèves, le bâtiment joue avec la topographie pour s’intégrer au site.

Les écoles internationales répondent à une forte demande dans nos contrées. Les différentes institutions ne cessent d’enrichir leur offre en construisant de nouveaux bâtiments ou en les dotant de nouveaux équipements. La qualité de l’enseignement, les connexions internationales et la proximité avec les entreprises ou les organismes internationaux présents dans la région sont autant de facteurs déterminants.

Nouveau venu dans la famille Nord Anglia Education, – qui gère déjà le Collège Beau Soleil à Villars-sur-Ollon ainsi que les Collèges Champittet à Nyon et Pully –, le campus de La Côte International School vient d’être inauguré à Aubonne.

L’école est conçue pour accueillir, à terme, 840 élèves. Le programme établi par le maître d’ouvrage énumère 58 classes (6 enfantines, 38 primaires et secondaires, 12 spéciales et 2 classes d’appoint) ainsi qu’une salle de sport double, un réfectoire de 250 places et un auditorium pouvant accueillir 250 personnes. A ces éléments constitutifs s’ajoutent les espaces d’accueil, les bureaux de l’administration, la salle des enseignants, la bibliothèque, les vestiaires des salles de sport, la cuisine professionnelle ainsi que l’appartement du concierge et divers locaux techniques.

C’est à Aubonne, sur une parcelle en pente bordée de vergers, que Nord Anglia Education a trouvé le lieu idéal pour matérialiser ce vaste programme. Le projet conçu par les architectes de l’agence Itten+Brechbühl SA de Lausanne a été réalisé en entreprise totale par Losinger Marazzi SA.

Valeurs fondamentales

Les préceptes de l’école sont fondés sur des valeurs fondamentales telles que le respect et l’ouverture vers d’autres cultures. Elle vise également à offrir aux élèves un cadre optimal pour développer au mieux leur potentiel et s’intégrer avec succès dans le monde global qui est le nôtre.

Nombre d’entre eux seront amenés, à cause des fonctions de leurs parents, à changer plusieurs fois de pays et d’établissement.

Le bâtiment semble retranscrire ces mêmes idées. Il est fort et discret à la fois (sa taille est imposante, mais la teinte sombre de ses façades en atténue l’impact dans le paysage). Il est ouvert et sûr (il bénéficie d’une magnifique ouverture visuelle sur le panorama, les classes sont connectées avec le monde entier, mais les façades sont lourdes, les accès sécurisés et la cour intérieure entièrement fermée). Il est chaleureux et exigeant (les espaces sont généreux, l’ambiance confortable et apparemment simple mais le tout répond aux normes techniques et énergétiques les plus actuelles).

Le plan dessine un quadrilatère irrégulier et s’élève de trois niveaux hors sol. L’accès principal est au sud, niché au niveau le plus bas de la parcelle. La zone de réception est vaste et lumineuse, elle se prolonge visuellement sur le premier niveau de la cour intérieure où les enfants jouissent de leurs moments de pause en toute sécurité. L’aile est est occupée par les bureaux et quelques classes spéciales. L’aile ouest abrite le restaurant, le café et la cuisine. Un volume surbaissé rapporté au cœur du bâtiment accueille l’auditorium. Jouant avec la pente naturelle du terrain, les salles de sport sont encastrées à l’arrière du complexe, dissimulant en grande partie leur important volume.

Les niveaux supérieurs sont dédiés aux classes: maternelles et primaires au niveau 1, secondaires au niveau 2.

inter school 1Après une première phase de démolition, les travaux de terrassement débutent en mai 2013. L’ensemble s’appuie sur un radier général isolé. Les porteurs intérieurs sont bétonnés sur place alors que les façades – mis à part celles des salles de sport – sont constituées d’éléments sandwich préfabriqués (18 cm de béton porteur intérieur, 17 cm d’isolation type EPS et 8 cm de parement en béton teinté anthracite). Les embrasures des fenêtres peintes de couleurs vives ajoutent lumière et rythme à la composition.

Les parois des salles de sport sont des murs grande hauteur réalisés à l’aide d’une triple hauteur de banches élevées sur une dizaine de mètres. Les toitures de l’auditorium et des salles de sport sont réalisées en charpente métallique.

La production de chaleur est assurée par deux chaudières à gaz totalisant une puissance de 450 kW distribuée au sol (sauf dans la cuisine et dans l’auditorium). La ventilation est gérée par sept monoblocs (double flux) placés en toiture. Le monobloc de l’auditorium est équipé d’une batterie eau chaude et eau glacée permettant la gestion de la température d’ambiance. La production d’eau chaude sanitaire est assurée par 100 m2 de capteurs solaires placés en toiture.

Après douze mois de travaux, l’ensemble a été remis au client avec un mois d’avance sur le programme initial. L’exploitant a ainsi pris en main sereinement le bâtiment et finalisé les fournitures, les équipements et les aménagements. Les classes sont notamment équipées d’écrans interactifs de dernière génération.

C’est le 1er septembre que les premiers élèves ont découvert l’établissement. Auparavant, les parents des futurs écoliers ont été as- sociés au processus de naissance de l’école (présentation du projet, cérémonie de la première pierre, concert privé de Bastian Baker dans la salle de sport trois mois avant la rentrée, empreintes de mains d’élèves dans des plaques de béton intégrées à la cour). •

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Principaux intervenants

Maître d’ouvrage

Educim SA, Lausanne

Exploitant

Nord Anglia Education, Aubonne

Architectes

Itten+Brechbühl SA, Lausanne

Entreprise totale

Losinger Marazzi SA, Bussigny

Ingénieurs civils

Monod-Piguet + Associés Ingénieurs Conseils SA, Lausanne

géotechniciens

Karakas & Français SA, Lausanne

Ingénieurs CVCS-mCR

BG Ingénieurs Conseils SA, Châtelaine

Ingénieurs installations électriques

MAB-Ingénierie SA, Morges

Transports, bétons

Reymond Frères SA, Coinsins

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The show must go on…

massimo portrait 4Un hélicoptère part de Lausanne avec à son bord sept personnes, toutes membres du directoire de la Fédération vaudoise des entrepreneurs. Elles n’arriveront jamais à la conférence à laquelle elles étaient attendues. La machine se crashe sur un hangar à Bart, dans le Doubs. Le drame fait la une de l’actualité, secoue la FVE et tout le milieu de la construction romand et suisse.

A titre personnel, et au nom du magazine Chantiers & Rénovation, je ne peux qu’exprimer mon émotion et transmettre mes condoléances aux familles et amis des victimes. Sur des chantiers, lors de conférence, pour des interviews ou lors de rencontres amicales, j’ai eu l’occasion de m’entretenir et de côtoyer maintes fois plusieurs des disparus. Franchise, sympathie, caractère, autodérision, sérieux sans se prendre trop au sérieux, la description de ces personnalités nous est familière. C’est celle des entrepreneurs, des bâtisseurs, des hommes de terrain que vous êtes et que nous sommes.

Le drame du 2 octobre dernier, comme tant d’autres, nous rappelle douloureusement le caractère éphémère de l’existence, notre impuissance face à la fatalité. Pourtant, nous allons reprendre nos activités, nous plonger dans nos projets, affronter les exigences et les imprévus que nos chantiers nous réservent. Nous échauffer aussi, nous battre pour tel ou tel mandat, avoir nos coups de gueule et nos coups de sang et parfois aller trop loin, en paroles haineuses ou en gestes excessifs.

Le stress, la pression des prix, l’impatience palpable à tous les niveaux nous poussent continuellement vers l’individualisme. Comme une tension perpétuelle qui ne laisse que peu de place à la considération pour l’autre, le collègue ou le confrère que l’on côtoie sur le chantier, celui que l’on ne connaît pas mais qui passera après nous pour d’autres tâches ou celui qui sera l’utilisateur du bâtiment. Constat sociétal, esprit des temps.

Il existe pourtant une autre face à cette terne médaille. Les membres de la FVE qui ont perdu la vie dans l’accident incarnaient l’engagement pour la communauté. L’idée de respect mutuel, de solidarité, de l’action menée non seulement par intérêt propre mais également au bénéfice des autres. Etre actif dans une fédération tout en menant sa propre entreprise témoigne d’un attachement qui n’a rien à voir avec le gain matériel ou l’égoïsme.

The show must go on – que les proches endeuillés qui pourraient me lire ne voient rien d’irrévérencieux dans ce propos, au contraire. Il est évident que la majorité d’entre nous ne subit pas le bouleversement existentiel qui est le leur. Mais avant de nous replonger dans notre course quotidienne, il serait sans doute sage de prendre un peu de recul. Que le souvenir des disparus puisse nous inciter au respect et à nous attarder sur les valeurs et les motivations qui nous guident chaque jour!

 

Une enveloppe vraiment étanche

CHR 6_second oeuvre_soupapes 2CHR 6_second oeuvre_soupapes 3INNOVATION – Soupapes de contrôle

Même les bâtiments bien isolés perdent de la chaleur: les canalisations d’aération et d’évacuation des eaux usées ainsi que les diverses ouvertures de fonction dans l’enveloppe du bâtiment provoquent la perte de plusieurs pour cent de l’énergie de chauffage. Un architecte de lucernois a conçu, en collaboration avec l’école supérieure de technique et d’architecture de Lucerne, des soupapes adaptées pour réduire ces pertes d’énergie dans les bâtiments neufs et existants.

Texte: Benedikt Vogel/OFEN
Images: OEKAG/B. Vogel/G. Morandini

Afin de réduire la consommation d’énergie, l’isolation thermique des bâtiments est sans cesse améliorée. La force motrice est fournie par les normes Minergie mais également par les modèles de prescriptions énergétiques des cantons dans le domaine de l’énergie (MuKEn). Plus l’enveloppe du bâtiment est isolée efficacement, plus les pertes thermiques dues à des fuites sont faibles. Les ventilations de confort qui rendent l’ouverture des fenêtres pour l’aération superflue dans les bâtiments neufs modernes en sont un exemple parlant.

Toutefois, malgré toutes les mesures pos- sibles, l’enveloppe d’un bâtiment n’est jamais absolument étanche. Une porte doit être installée quelque part pour laisser le gens entrer et sortir. A cela s’ajoute les divers ouvertures indispensables pour des raisons techniques comme, par exemple, pour les canalisations d’eau usée, les installations de ventilation, les conduites sanitaires vers la canalisation. Toutefois, même les drainages de toit à l’inté- rieur, les cages d’ascenseur et les tubes pour l’alimentation d’air et les gaz d’échappement des installations de combustion traversent l’enveloppe du bâtiment. Même si ces ouvertures de fonctions ont de faibles coupes transversales dans la plupart des cas, elles laissent échapper l’air réchauffé et ainsi une précieuse énergie de chauffage. On chauffe quasiment l’extérieur.

5% de pertes

Les pertes d’énergie par les ouverture de fonction ont été longtemps ignorées ou considérées comme négligeables mais le souhait d’améliorer le rendement énergétique à poussé la branche de la construction à se préoccuper de ces ouverture. Des chercheurs de l’école supérieure de technique et d’architecture de Lucerne ont maintenant analysé et quantifié les pertes d’énergie dans une étude subventionnée par l’Office fédérale pour l’énergie (OFEN). “ La perte d’énergie peut s’élever à 5 % des besoins en énergie de chauffage d’une maison individuelle ”, écrit l’ingénieur diplômé Serge Mattli, auteur principal de l’étude qu’il a rédigé au centre de technique intégrée du bâtiment (ZIG) de l’école supérieure de Lucerne.

Les 5 % s’appliquent pour une maison individuelle bien isolée Minergie-P avec installation d’évacuation d’air de cuisine, poêle suédois et tuyauterie d’évacuation d’air pour les installations sanitaires. En réalité, les pertes d’énergie par les ouvertures de fonctions devraient être plus élevées dans la mesure où l’étude n’a pas encore tenu compte des pertes d’énergie par infiltration (échange d’air en raison des différences de pression entre les pièces intérieures et l’environnement). “ Le vent et l’aspiration générée, par exemple, l’air ambiant chaud qui circule vers l’extérieur par la cheminée peut générer des pertes d’énergie supplémentaires considérables « , ajoute Serge Mattli. Ce faisant, il faut toutefois savoir que ces pertes sont déjà calculées aujourd’hui pour le justificatif des besoins énergétiques à l’aide d’une valeur standard. Il est toutefois impossible de chiffrer à quel point cette valeur standard est juste sans une analyse détaillée.

Dunstrohre HertensteinstrasseEviter les fuites

L’architecte lucernois Giorgio Morandini souhaite impérativement mettre un frein aux pertes d’énergie par les ouvertures de fonction. “ Une maison collective de cinq étages avec dix grands appartements construite selon les normes légales consomme environ 6700 l de fioul par an. Avec sept ouvertures de fonction, environ 550 l d’énergie sont perdus « , calcule le fondateur de 69 ans de la société de conseil Oekag Wassertechnik AG. Morandini souhaite particulièrement intervenir sur les bâtiments existants. En collaboration avec l’école supérieure de Lucerne et le soutien de la Fondation Suisse pour le climat et l’OFEN, il a conçu des soupapes qui devraient fortement réduire les pertes d’énergie à l’avenir.

Les soupapes de Morandini sont construites différemment selon l’application prévue mais suivent toujours le même objectif: Au repos, elles évitent la fuite de l’air réchauffé de l’intérieur de la maison et réduisent ainsi les pertes d’énergie. Les soupapes se composent d’un boitier en plastique de la taille d’un ballon de football qui peut être disposé sur les extrémités des tubes pour y couper le flux d’air. Les clapets élastiques des membranes en plastique sont équipés de particules magnétiques afin de rester fermés de manière fiable et ce également en cas de surpression et de dépression comme elles peuvent survenir avec des vents de 80 km/h.

Giorgio Morandini a commercialisé la première série de soupapes. La soupape d’eau de toiture sera disponible dans les commerces spécialisés à partir de mi-2014. “ Les pertes par les ouvertures de fonction sont les dernières grosses fuites ignorées jusqu’à présent pour lesquelles il existe désormais un produit commercial ”, dit Rolf Moser, directeur du programme de recherche sur les bâtiments de l’Office fédéral pour l’énergie.

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Traquer les défauts, assurer les garanties

 

5 à 7 de la construction 

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La SSE organise périodiquement des séances spécialisées destinées aux entrepreneurs baptisées les «5 à 7 de la construction». La dernière en date a eu lieu le mercredi 11 juin à Lausanne. Après une présentation d’un ouvrage de recommandations concernant les défauts dans le bâtiment, c’est le thème épineux des garanties de l’entrepreneur qui a été abordé.

Dans sa pratique quotidienne, l’entrepreneur doit faire face à bien des difficultés. La multiplication des normes et la complexité légale de certaines situations a de quoi en laisser perplexe plus d’un. Pour les seconder quelque peu face à leurs responsabilités, la SSE organise périodiquement les «5 à 7 de la construction» au cours desquels des thèmes spécifiques sont abordés de façon détaillée.

Le 11 juin dernier à Lausanne, ce sont les questions relatives aux défauts et aux garanties, qui ont été affrontées. La publication du guide «Les défauts dans le bâtiment, recommandations pour exécutants et décideurs» en français était l’occasion pour affronter le premier sujet.

Présenté par Andreas Schmidt-Ginzkey, responsable technique et économie du secrétariat romand de la SSE et fruit de trois ans d’études menés par Olivier Kriebus et Sacha Menz, respectivement ingénieur civil doctorant et professeur au sein de la chaire d’architecture et de processus de construction de l’EPF de Zurich, le guide est un outil précieux. L’étude a pris en considération les procès-verbaux de défauts de 54 projets de logements et 505 expertises complétés par plus de cent interviews avec des maîtres d’ouvrage, concepteurs (architectes, ingénieurs civils, ingénieurs CVSE), directeurs des travaux, entreprises totales et générales, responsables de l’exécution des travaux (entrepreneurs, constructeurs de fenêtres, constructeurs de toitures plates, plâtriers, peintres, poseurs de parquets, carreleurs), juristes et autres spécialistes en la matière.

La première partie du guide inventorie les défauts. Les différentes grilles de lecture proposées sont très intéressantes. On y trouve non seulement le type de défauts rencontrés par partie d’ouvrage, mais également l’identification des responsables des dits défauts et les normes y relatives. Ainsi, un étancheur mis en cause pour un défaut sur une terrasse pourrait être en effet victime d’un défaut de conception. Au moment d’affronter les coûts de réparation, l’identification de la cause première du défaut ne devient que plus importante.

«évaluer, communiquer, formaliser»

Au chapitre des recommandations, le guide met en garde les entrepreneurs face leur propension naturelle à répondre rapidement aux demandes du maître d’ouvrage, sans préalablement évaluer les questions de compétences et de responsabilité. Les ajouts de dernière minute sont un exemple typique. L’architecte demande à l’entreprise de «vite ajouter» des éléments acoustiques dans un hall. Qui a évalué la qualité acoustique? Cette personne en a-t-elle les compétences? L’entreprise a-t-elle la compétence, la connaissance ou l’expérience pour réaliser ces travaux dans les règles de l’art? Si la solution appliquée n’apporte pas les résultats escomptés, qui en sera tenu pour responsable? Autant de questions trop souvent ignorées et donnant lieu, après coup, à d’infinis conflits.

Les autres principales recommandations touchent à la communication et à la formalisation des rapports entreprise/direction des travaux/maître d’ouvrage. Maintenir une communication ouverte durant tout le processus, signaler rapidement tout problème, notifier tous les événements au procès-verbal, jalonner les étapes par des avis d’achèvement et réception, même partielle, des travaux sont des devoirs essentiels de l’entreprise. En cas de divergence technique, l’entreprise peut également se prévaloir de son devoir d’avis.

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Garanties de l’entrepreneur

La deuxième partie du «5 à 7» était confiée à Maître Pierre Perritaz, avocat spécialiste FSA construction-immobilier. Pour poser les bases de la question des garanties, il faut d’entrée établir quelle norme est appliquée. Si l’on souhaite que la norme SIA 118 fasse foi, ceci doit être mentionné explicitement dans le contrat; il n’y a aucun automatisme en la matière. Si tel n’est pas le cas, les relations contractuelles entre l’entreprise et le maître d’ouvrage seront régies par le Code des Obligations (CO). C’est objectivement la première variante qui est à préférer. Pour des ouvrages importants ou particuliers, il est aujourd’hui commun que des contrats détaillés aillent au-delà de la norme.

Pour que la garantie puisse être invoquée, il faut que les travaux soient terminés, ce qui implique une réception formelle qui doit intervenir dans un délai de 30 jours à compter de l’annonce d’achèvement.

La réception d’ouvrage marque le moment X, point de départ des 5 ans de garantie. Selon la norme SIA, si il y a des défauts évidents au moment de la réception et il n’en est pas fait mention, la règle dit que le maître d’ouvrage renonce tacitement à leur correction. De là court un premier délai de deux ans au cours desquels il peut annoncer les défauts qui apparaissent. Dans cette période, si un défaut apparaît le Maître d’ouvrage peut l’annoncer à tout moment. Dans les trois années suivantes, par contre, si un le Maître d’ouvrage constate un défaut, il est tenu de l’annoncer immédiatement. Si il ne le fait pas, il tombe sous le coup de l’annonce tardive et la garantie n’est pas engagée.

Lorsqu’un défaut est signalé dans les règles, le Maître d’ouvrage peut en exiger la réparation ou demander éventuellement une réduction du prix. Le CO envisage même l’annulation complète du contrat. Dans certains cas, des dommages et intérêts pourraient être réclamés. L’entrepreneur averti fera rédiger préalablement par un avocat quelques articles complémentaires au contrat; les cas les plus évidents en la matière étant ceux liés à des travaux pour le compte d’un industriel, d’un commerçant ou d’hôtelier dont l’activité serait empêchée par un défaut dans les travaux.

La trentaine d’entrepreneurs présents au «5 à 7» n’ont pas manqué de soumettre moult questions à Maître Perittaz. En synthèse, la nécessité de bien définir le cadre légal dans lequel on agit (SIA 118/CO) est un facteur essentiel, tout comme celui de fixer le moment exact du début de la période de garantie. Insister pour formaliser la réception des travaux ou procéder à des réceptions partielles est tout aussi important, même sur des petits chantiers, notoirement moins protocolés.