Les idées n’ont pas de prix

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Plus haute que le Burj Khalifa (828 m tout de même), la tour de Creek Arbour à Dubaï, présentée par Emaar Properties, est dessinée par Santiago Calatrava.

Né en Espagne, l’architecte-ingénieur star a fait une partie de ses études à l’ETHZ de Zurich où il a également enseigné. C’est sur les bords de la Limmat qu’il a installé son bureau en 1983 déjà. Il y a donc un peu de Suisse dans cette nouvelle tour dont on dit qu’elle devrait être terminée avant l’ouverture de la Dubai World Expo de 2020.

La tour de Dubaï, dont on ne connaît ni le nom, ni la hauteur, fera partie d’un nouveau complexe résidentiel et commercial situé à Creek Arbour. Les travaux vont commencer à la fin du mois de juin et les coûts de construction sont estimés à un milliard de dollars. Emaar Properties est l’une des plus grandes sociétés immobilières de Dubaï. C’est à elle que l’on doit déjà le Burj Khalifa, le gratte-ciel le plus haut du monde (pour le moment) ainsi que le Dubai Mall, le plus grand centre commercial du monde (pour le moment).

Les images disponibles nous montrent un bâtiment très fin, évidemment très élancé, drapé de câbles structurels rappelant nombre de ponts qui ont rendu célèbre l’architecte. Pour le reste, on nous parle de technologies de pointe et de toutes les meilleures intentions du monde sans que beaucoup de détails ne filtrent.

« La plus haute tour du monde sera suisse! (un peu) »

Sans entrer dans le débat de l’(in)utilité de tels bâtiments et de la course (puérile) au record (pour rappel, la Kingdom Tower de Jeddah actuellement en construction vise les 1000 m de haut), on peut remarquer l’originalité structurelle proposée par Calatrava. L’utilisation de câbles et l’élégant travail statique ainsi réalisé sont inédits dans le cercle fermé des super- gratte-ciel et ont sans doute fait la différence au moment du concours. C’est encore une fois la preuve que la réussite vient de l’innovation et que, si les idées n’ont pas de prix, elles peuvent tout de même rapporter gros!

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La Suisse a donc des idées et s’enorgueillit même, année après année, d’être placée en tête du classement mondial des pays les plus innovants. Nombres d’indicateurs, tels la performance environnementale, la capitalisation boursière (en pourcentage du PIB), le volume des droits, licences et patentes (en pourcentage de la balance commerciale) ou la stabilité politique, sont pris en compte et contribuent fortement au bon classement de la Suisse.

Au chapitre des points noirs, notre pays présente des lacunes significatives (difficulté à créer une entreprise, faible part de diplômés en sciences et ingénierie, déficience de l’offre administrative en ligne). ChantiersLes chercheurs de l’Organisation internationale de la propriété intellectuelle (WIPO), de la Cornell University et de l’INSEAD qui ont réalisé l’étude mettent également en évidence la frilosité des banquiers suisses: le pays se place au 48e rang mondial en ce qui concerne l’obtention d’un financement bancaire.

L’eau, la vie

AQUATIS, LAUSANNE

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Si vous avez emprunté la ceinture autoroutière de Lausanne dernièrement vous n’avez pas pu manquer le scintillement des 100’000 disques d’aluminium de la façade d’Aquatis. L’effet produit par le vent évoque tantôt des écailles de poisson sous les rayons du soleil, tantôt des vagues sur un plan d’eau.

Le plus grand aquarium d’eau douce d’Europe promet d’immerger les visiteurs dans une odyssée à travers les cinq continents. Un parcours ludique et didactique rythmé par une cinquantaine d’aquariums et vingt écosystèmes. Le plus grand d’entre eux, dénommé « Evolution », contiendra un million de litres d’eau!

À un an de l’ouverture d’Aquatis, nous faisons le point sur ce chantier unique.
… découvrez l’article complet dans notre édition de mars 2016, contactez Tania et recevez un exemplaire gratuit! CHR 3_aquatis 4
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Normalement exceptionnel

massimo portrait 4Née à Bagdad en 1950, elle étudie les mathématiques à Beyrouth puis l’architecture à Londres et ouvre son propre bureau en 1980. Visionnaire et géniale, Zaha Hadid est aussi une boulimique de travail. La liste des ses réalisations est impressionnante, tout comme celle des concours auxquels elle a participé et des universités dans lesquelles elle a enseigné. Elle s’est éteinte à 65 ans le 31 mars dernier, à Miami – alors qu’elle suivait la construction d’une tour – atteinte d’une bronchite puis terrassée par une crise cardiaque.

A l’heure où l’on parcoure sa vie et son œuvre, un détail significatif est systématiquement mentionné. Au début da sa carrière, l’architecture puissante et délicate imaginée par Zaha Hadid est considérée comme étant trop compliquée et difficile à construire. C’est le soutient d’un ingénieur de renom, Peter Rice, qui lui permet d’imposer ses projets. Décédé en 2002, le spécialiste des structures en acier ne vivra pas le sacre de sa benjamine, alors qu’elle reçoit le Prix Pritzker en 2004, enfin reconnue par le monde entier. Elle est, à ce jour encore, la seule femme à s’être vu décerner le Nobel de l’architecture.

Chantiers

Pour elle tout comme pour beaucoup d’autres architectes, l’étroite collaboration avec les ingénieurs est déterminante. Sans eux, aucune construction n’est possible d’autant moins celles exceptionnelles proposées par les archistars. Leur travail est indispensable à tous les niveaux et devient fondamental dans les régions et les moments de fort développement tel que nous le connaissons actuellement en Suisse romande.

Alors que cantons, communes et Confédération investissent des millions de francs dans l’entretien et le développement d’infrastructures de transport ou dans la construction de nouveaux quartiers, les ingénieurs se font rares. Les spécialistes en génie civil ou ferroviaire et les ingénieurs en système de transports sont aujourd’hui des profils très recherchés par les opérateurs ferroviaires régionaux, les bureaux privés ou encore les entreprises de transports publics qui tous rivalisent pour embaucher ce personnel qualifié.

Le porte-parole des Transports publics fribourgeois (TPF) Martial Messeiller confirme d’ailleurs cette tendance dans une récente interview concédée à nos confrères de la RTS: «Avant même d’avoir terminé leurs études, les différents ingénieurs ont déjà quasiment tous deux ou trois postes de travail possibles. Il y a une grande compétition entre les entreprises, les bureaux privés. Nous sommes au début d’un manque d’une génération d’ingénieurs. Donc le risque est qu’on ne puisse pas réaliser dans les temps impartis les projets prévus». Certains pointent du doigt l’EPFL, l’accusant de s’être distanciée des besoins du marché romand. C’est sans doute un peu vrai, mais ce n’est que l’un des paramètres. Un travail d’image est encore nécessaire ainsi qu’une meilleure défense de la profession induisant une plus grande reconnaissance auprès des maîtres d’ouvrages et du grand public.

Bien sûr, il n’y a pas que des bâtiments à l’architecture aussi exaltante que celle de Zaha Hadid. Pourtant, éminemment moderne, fortement axé sur le développement durable, gratifiant par son côté concret et produisant un résultat souvent très bénéfique pour la communauté, le métier d’ingénieur, comme celui d’architecte autant que tous ceux du monde de la construction, dispose de nombreux atouts pour attirer la relève. Souvent loin du monde des stars, les femmes et les hommes de la construction relèvent d’énormes défis et réalisent, en équipe, des œuvres uniques; ils sont tous normalement exceptionnels.

Welcome, Bienvenue, 歓迎

Pavillon d’accueil – Under One Roof, EPFLCHR 2_1roof epfl 1

Le campus de l’EPFL ne cesse d’évoluer. Après le Rolex Learning Center, c’est le projet Under One Roof qui vient compléter les bâtiments d’accueil de l’école. Un pavillon à la triple fonction fait de bois, d’acier et d’ardoise.

Par Massimo Simone

La construction du Learning Center a donné une impulsion nouvelle au campus de l’EPFL. Ce bâtiment fait office de porte d’entrée de l’école ainsi que de lieu de vie, de rencontre et de travail pour les étudiants, les collaborateurs et les visiteurs. La place Cosandey sur laquelle il s’ouvre est aujourd’hui en mutation. ChantiersUne longue construction, conçue par le bureau japonais Kengo Kuma & Associates, va créer un nouveau lien et une nouvelle attraction au cœur du campus.

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Baptisé «Under One Roof», ce bâtiment réunit trois pavillons aux fonctions distinctes sous le même toit. Deux porches couverts, l’un piéton, l’autre pour les véhicules motorisés, les relient. Le bureau d’architectes CCHE Architecture et Design SA a été choisi en tant qu’architecte local. L’entreprise Marti Construction SA gère le tout en entreprise totale.

La particularité de ce projet réside dans son apparente simplicité et …

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Il est là!

N02-2016_ChR_Mars2016Notre deuxième numéro de l’année (539è parution depuis la création du magazine!) sort de presse. Il est sans doute déjà chez vous!

Vous y découvrez, entre autres, comment le Globe de la Science et de l’Innovation du CERN retrouve sont équilibre. Vous serez également surpris par le (ou doit-on dire les?) nouveau bâtiment de l’EPFL imaginé par les architectes japonais du bureau Kengo Kuma & associés.

Puis, en avant-première, vous connaîtrez les principales nouveautés du monde des machines qui seront présentées en avril à la prochaine Bauma de Munich.

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Le bois entre en scène

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Le Grand Théâtre de Genève a fermé ses portes jusqu’à l’automne 2018 pour une rénovation lourde. Au cours de ces deux saisons, mélomanes et autres amateurs de ballets et de récitals seront accueillis dans un théâtre éphémère, entièrement en bois. Ce bâtiment provisoire a été acheté à la Comédie-Française qui l’a construit en 2012 lors du réaménagement de la célèbre Salle Richelieu du Palais-Royal.

Depuis le début de l’année, le Grand Théâtre de Genève est fermé pour y permettre d’importants travaux. Afin de ne pas priver les amoureux du bel canto de représentations, l’institution a racheté le théâtre éphémère de la Comédie-Française et l’a implanté – après quelques péripéties et moult modifications et adaptations – dans la Campagne Rigot, à deux pas du Palais des Nations. Rebaptisé «Opéra des Nations», il a accueilli les premières représentations en février.

Cette construction en modules de bois préfabriqués, conçus pour être rapidement assemblés et démontés, a séduit le Grand Théâtre de Genève qui était à la recherche d’une structure semblable.

Les éléments existants ont été réutilisés et complétés. Le budget pour l’ensemble de l’opération, à savoir le démontage, le transport, l’adaptation et le montage à Genève, s’élève à environ 10 millions de francs suisses pour lesquels des mécènes se sont mobilisés.

«un théâtre provisoire entièrement en bois»

Afin de répondre au mieux aux nouveaux types de représentations, la structure globale a été élargie et allongée, la scène et les gradins sont transformés et une fosse d’orchestre est intégrée, tout comme les loges d’artistes et les locaux techniques. L’ossature primaire est entièrement neuve.

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Art vivant

Le projet genevois démontre toute la versatilité de la construction bois. Partant des éléments de base – 1000 m3 de bois, ayant nécessité 70 semi-remorques pour le transport de Paris à Genève –, les architectes et ingénieurs ont créé, avec force et finesse, un nouveau bâtiment. Tous les nouveaux éléments – des pieux battus dans le terrain à la structure porteuse primaire – ont été réalisés en bois local provenant des forêts genevoises, vaudoises et fribougeoises. La trame a été scindée et …

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Wochenende in Lugano ?

Editorial

massimo portrait 4Au lendemain de ce week-end de votations, le secteur de la construction et les milieux économiques se félicitent. Ils se sont fortement engagés pour soutenir le projet de construction d’un deuxième tube routier au Gothard ; 57% des Suisses les ont suivis. Localement, d’autres objets, moins emblématiques mais néanmoins d’une envergure certaine, ont également reçu le feu vert populaire : le déménagement de la caserne des Vernets et la conséquente construction de 1500 logements au centre de Genève ou encore le plan de mobilité neuchâtelois incluant la construction d’une nouvelle liaison ferroviaire directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds.

Malgré cet élan de confiance, deux taches rouges crèvent l’écran vert de cette Suisse volontaire. Ce sont les deux plus importants cantons romands, Genève et Vaud, qui ont dit non, plutôt nettement, au percement du nouveau tunnel. Ni attendu, ni surprenant, ce résultat a plusieurs explications, dont la première et non des moindres est celle de l’éloignement géographique. La montagne icône outre Sarine et au Tessin, n’est pas si présente dans l’esprit de nombre de romands dont une grande partie n’a emprunté le tunnel que rarement, si ce n’est jamais.

La deuxième explication est encore plus pragmatique – ou vénale – que la première. Malgré les progrès réalisés ces dernières années et ceux planifiés pour les prochaines, la mobilité dans l’Arc Lémanique est encore loin d’être optimale, qu’il s’agisse de la route ou du rail, des liaisons entre les deux villes ou de se déplacer efficacement au sein même des agglomérations. La crainte de ces deux cantons, exploitée à souhait par les opposants au projet du Gothard, était et reste celle que le tunnel n’engloutisse au final des budgets fédéraux indispensables pour les projets romands.

Parmi les nombreux commentaires, nous relevons celui rassurant d’Olivier Français qui rappelle que la différence entre le projet accepté et celui proposé par les opposants n’est que d’un milliard et non de 2,8 et surtout que le financement des projets lémaniques est en bonne voie. « La commission des transports du Conseil des Etats, dont je suis le président, dit-il, a donné les bases nécessaires au financement de l’autoroute Lausanne-Morges en fixant la structure financière du futur fonds routier. Plusieurs centaines de millions de francs sont déjà assurés pour le carrefour autoroutier de Crissier ou encore l’élargissement de la ceinture autoroutière de Genève. »

Win-win, tunnels et ascenseurs

Néanmoins, et indépendamment du Gothard, les nombreux projets de construction d’infrastructure en Suisse romande, nécessaires pour la plupart et indispensables pour certains, ne sont pas encore tous assurés. Au contraire, comme l’a démontré la dernière journée Infra tenue au début du mois à l’EPFL, le manque de concertation et de coordination inter-cantonale pourraient être fatales à nombre d’entre eux. L’abandon des luttes de clocher et une vraie solidarité romande ont déjà porté des fruits à Berne. Les alliances réalisées avec Zurich sur certains dossiers, au nom d’une identité commune de moteurs économiques du pays, sont également une bonne stratégie ; ils nous assurent un fort soutien sous forme de renvoi d’ascenseur.

 Dans ce sens, le vote négatif de Genève et Vaud pourrait être perçu comme un manque de solidarité. Non, le Gothard n’est pas seulement là pour permettre aux Suisse-allemands d’aller passer leurs week-ends au soleil de Lugano. Bien qu’il n’appartienne que lointainement à la mythologie collective romande, il est un symbole cher à nos compatriotes alémaniques et tessinois en plus d’être une infrastructure indispensable à l’économie du pays et une liaison vitale entre le nord et le sud de la Suisse. Plutôt que de mettre en péril « nos » futurs projets, adhérer à cette vision aurait sans doute donné un message d’amitié et de solidarité utile pour de prochaines batailles.

Maman-montagne et complexe d’Œdipe

Gothard

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La réalité augmentée promet de nous immerger dans un monde technologique, interactif et collaboratif. Les géants du secteur, via des start-up ou des plateformes telles que HoloLens de Microsoft ou Magic Leap de Google, ont déjà fait des démonstrations étonnantes. Apple et Facebook sont également aux premières loges. L’industrie de la construction est elle aussi dans les starting-blocks. L’une des vidéos de démonstration de Microsoft montre d’ailleurs un installateur sanitaire donnant des indications pour une réparation, à distance et par l’intermédiaire d’un casque à simulation d’hologrammes. L’image virtuelle se calque à la réalité, lui ajoute des informations et permet des actions directes de la part du professionnel venant en aide à sa cliente. Les applications pratiques s’ouvrent sur d’infinies possibilités!

L’idée de prendre quelque chose d’existant et d’en améliorer les performances ou les capacités, bref de le faire devenir quelque chose « de plus » est l’une des fortes tendances de notre époque, l’exemple le plus simple étant celui des smartphones qui ont désormais des milliers d’autres fonctions « en plus » de celle, basique, de téléphone.

« Impossible d’approcher «maman-montagne» sans provoquer une crise »

Difficile en ce début d’année de ne pas parler de la votation du 28 février prochain sur la construction d’un deuxième tube pour le tunnel routier du Gothard. Si les Alpes sont la mère patrie de la Suisse, il y a peut-être quelque chose d’œdipien dans cette manie récurrente que nous avons de nous affronter et de nous déchirer dès qu’il est question de percer un tunnel. En tant que peuple adulte, nous devrions avoir dépassé depuis longtemps l’âge du complexe. Il n’en est rien! Impossible d’approcher «maman-montagne» sans provoquer une crise de jalousie chez ceux qui l’imaginent pure, immuable et éternelle.

Le tunnel augmenté d’un deuxième tube deviendra une infrastructure moderne, tournée vers l’avenir, plus souple dans son utilisation et dans sa gestion à long terme et, surtout, plus sûre pour les usagers. Et qui sait si, dans quelques années, grâce à des véhicules aux fonctionnalités augmentées, nous ne verrons pas des flux automatisés de voitures électriques et sans pilote traverser les deux tubes du tunnel, silencieusement et sans pollution.

Lisez cet éditorial en entier et découvrez toute l’actualité du secteur dans notre n°1-2016. Demandez un exemplaire gratuit à Tania ou abonnez-vous!

Les meilleurs, pour l’exemple

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Le centre de transformation des déchets Amager Bakke, à Copenhague (meilleur projet industriel) comporte également onze étages de bureaux et une piste de ski sur son toit.

BIM Awards                                                                                                               Tekla, société finlandaise faisant partie du groupe Trimble, développe des logiciels de modélisation à destination des secteurs de la construction, des infrastructures et de l’ingénierie. Tous les deux ans, elle sélectionne les meilleurs projets de modélisation de l’information du bâtiment à l’occasion des International BIM Awards. Nous vous présentons les lauréats.

Les meilleurs projets au monde de modélisation de l’information du bâtiment ont été sélectionnés. Issus de trois continents, les lauréats ont su mettre en évidence l’extrême solidité de leurs compétences en matière de modélisation, de collaboration et d’innovation. Les projets sont répartis en huit catégories (bâtiments commerciaux, projets publics, bâtiments industriels, sport et loisir, infrastructures, petits projets, projets d’étudiants, prix du public et mention spéciale).

Parmi les plus spectaculaires, citons le terminal Midfield de l’aéroport international d’Abu Dhabi et le centre logistique PTDC de 190 000 m2 à Sipoo, en Finlande.

Le premier, primé dans la catégorie des projets publics et réalisé par China State Constructions Engineering Corporation, comprend dix-huit voûtes d’acier indépendantes sur une longueur de 180 mètres. La maquette numérique BIM a permis de réduire la durée du projet et d’améliorer la productivité. Les chiers BIM 3D provenant de divers participants au projet ont été combinés dans Tekla pour le contrôle des collisions, évitant ainsi les problèmes sur chantier.

Le second, primé dans la catégorie des projets commerciaux et réalisé par le consortium Freeway, est un bâtiment commercial pour le secteur de la grande distribution. L’équipe de projet a modélisé les éléments préfabriqués, l’acier ainsi que les armatures. La gestion et le suivi des éléments préfabriqués ont été réalisés avec le modèle Tekla. L’équipe de projet a combiné les données MEP avec les modèles de construction pour assurer la faisabilité, et a exploité les modèles sur chantier.

Combined-Abu-Dhabi.AirportsBIM dès le début                                                                                                          Les spécialistes reconnaissent unanimement que l’usage de la maquette numérique est optimale lorsqu’un maximum de phases et d’informations sont intégrées, si possible dès les premières esquisses. C’est le cas du bâtiment de 85 mètres de haut Amager Bakke, à Copenhague au Danemark, qui a été reconnu meilleur projet industriel. Ce bâtiment moderne de transformation des déchets en énergie comporte également onze étages de bureaux et une piste de ski sur son toit. MOE A/S a exploité les outils numériques de manière innovante, dès les toutes premières étapes de la création aux derniers petits détails de la conception. L’entrepreneur et les sous-traitants principaux ont tiré parti de Tekla pour l’exécution, la fabrication et la plani cation du montage sur site.

En plus de la modélisation structurelle détaillée, le BIM peut également être utilisé de manière innovante pour plani er et gérer l’aménagement, la logistique du projet et la chaîne d’approvisionnement. C’est ce qu’ont fait l’entrepreneur Barton Malow et ses sous-traitants en charge du projet Daytona Rising, aux Etats-Unis, primé dans la catégorie sports et loisirs.

Le meilleur projet d’infrastructure, l’ouvrage d’art Isoisänsilta (le pont de grand-père), a été proposé par un consortium du même nom. Ce pont de 150 mètres de long est dédié aux cyclistes et aux piétons. L’équipe a optimisé l’exploitation des données BIM en réduisant l’impression des documents pour la construction. L’ensemble des métrés pour les appels d’offres a été réalisé à partir du modèle.

Le lauréat nommé dans la catégorie étudiant est une équipe de cinq étudiants de l’université TongMyong en Corée du Sud. Son modèle de projet constructible présente un vaste bâtiment à la géométrie complexe avec de nombreux matériaux. Le modèle Tekla reprenait un processus Open BIM classique utilisé en ingénierie. Le jury a décerné une mention spéciale à l’unité d’isomérisation de la raffinerie de pétrole de Porvoo proposée par A-Insinöörit. En utilisant les modèles de l’information du bâtiment, les caractéristiques numériques de la structure existante et les équipements de production, l’équipe est parvenue à concevoir, à plani er et à exécuter le projet en respectant un calendrier très serré. Ce projet illustre les avantages du BIM au-delà de la phase de construction.

La Suisse en or!

BIM D’OR – Nouvel hôpital Limmattal

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L’édition 2015 des BIM D’OR a vu le projet de construction du nouvel hôpital Limmattal à Schlieren, près de Zurich, un projet dont le développement et la réalisation reviennent à Losinger Marazzi SA, remporter le prix de la catégorie projets internationaux.

Mercredi 16 septembre 2015 a eu lieu, à Paris, la remise des prix des BIM D’OR 2015, concours qui récompense les meilleures utilisations du BIM (Building Information Modeling) et de la maquette numérique. Elle était organisée par Le Moniteur, la revue hebdomadaire de référence en France dans le domaine de la construction, et les Cahiers techniques du bâtiment. Le concours distinguait, pour la deuxième année consécutive, les projets mettant en œuvre de nouvelles pratiques autour du BIM. Il comportait dix catégories pour lesquelles pas moins de cent huit dossiers ont été déposés.

Une organisation numérique
au service du projet
Dans la catégorie projets internationaux, la palme est revenue à celui du nouvel hôpital Limmattal, développé et réalisé par Losinger Marazzi SA en collaboration avec BFB Architekten à Zurich et Brunet Saunier Architecture à Paris. Le jury a particulièrement apprécié la centralisation des données et la fluidité permanente des échanges, entre tous les participants au projet. Le processus de synthèse 2D permet de gérer l’ensemble des remarques et des modifications sous la forme d’annotations numériques. La traçabilité de l’évolution du projet devient effective. La synthèse 3D permet à tous – architectes (BFB Architekten à Zurich et Brunet Saunier Architecture à Paris), ingénieur civil (BG Ingénieurs) et ingénieur chauffage ventilation climatisation sanitaire CVCS (Hans Abicht) de détecter les conflits entre les métiers et de les résoudre lors des réunions de coordination.

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Modélisation des données du bâtiment                                                                      Le BIM constitue la première étape d’une numérisation intégrale du monde de la construction. Il induit une nouvelle qualité dans les échanges entre les différents intervenants. Tous ceux qui sont impliqués dans les études et l’exécution travaillent simultanément à un même processus. Ils ont accès aux mêmes données, toujours actualisées et sans redondances. En d’autres termes, ils parlent la même langue. Le BIM va au-delà des logiciels classiques de conception assistée par ordinateur (CAO). Ainsi, il permet de simuler le projet sous différents aspects (thermiques, sismiques, éco-conception, etc.) et de prévoir l’organisation du chantier (matériaux et matériels, personnel, etc.). On parle de 3D, 4D, 5D, 6D et même 7D! (4D = image 3D avec le planning des délais; 5D = image 3D avec la calculation des coûts; 6D = image 3D avec les simulation de l’efficacité énergétique; 7D = image 3D avec les informations liées à l’exploitation ou Life Cycle Management).

Construire avant de construire                                                                                          Le BIM permet de réaliser une construction numérique avant la réalisation …

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