Acier royal!

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Ouverte en 1852 dans le nord de Londres, la gare de King’s Cross a fait l’objet d’un impor- tant programme de transforma- tion et d’agrandissement. La spectaculaire structure métallique qui forme la nou- velle halle des départs en est l’élément phare.

Depuis son ouverture en 1852, la gare de King’s Cross est l’une des plus importantes gares de Londres. Construite en style victorien par Lewis Cubitt, elle forme, avec son pendant St Pancras et sa station de métro – riche d’une correspondance de six lignes –, l’un des nœuds les plus fréquentés dans les transports en commun londoniens.

En 2007, cette gare a accueilli plus de 22 millions de voyageurs. Depuis longtemps déjà, le bâtiment originel ne se démontrait plus adapté à recevoir ce trafic croissant. La mise en service du Channel Tunnel Rail Link (la ligne à haute vitesse reliant Londres au tunnel sous la Manche) qui fait de St Pancras le terminus des Eurostar n’a fait qu’exacerber la situation. Ainsi, le maître d’ouvrage, Network Rail, a décidé d’une vaste modernisation de la gare. Les architectes de l’agence Arup ont défini le plan directeur d’urbanisme, l’architecte lauréat du concours est le bureau John McAslan + Partners.

La première étape consiste en la démolition des extensions construites dans les années 70 afin de redonner toute sa force à la façade victorienne. Cette intervention et quelques remaniements laissent libre une large surface à l’ouest de la gare existante. C’est là que trouve place le nouveau hall de départs.

L’hémicycle dessiné par les concepteurs crée un nouveau volume dans lequel trouvent place les services et les commerces attendus aujourd’hui dans une gare d’une telle importance. L’ensemble du projet donne un visage moderne à la gare et permet de redéfinir les flux des passagers entre les deux gares et les stations de métro.

Un tunnel de métro traverse le site et les réseaux enterrés présents dans le secteur sont pléthore. Par ailleurs, l’aile historique de la gare est un monument classé. Un défi statique se pose donc aux ingénieurs afin de réaliser le nouveau hall avec un minimum d’appuis, en touchant le moins possible aux structures du tunnel du métro sous-jaçant et sans aucun transfert de charges vers le bâtiment existant.

CHR 4_acier_kings cross 2La cascade inversée                     C’est une structure métallique particulière- ment élégante qui permet de concilier toutes les exigences du programme. L’extension «Western Concourse» est impressionante, avant tout par sa structure porteuse filigrane. Un tressage de poteaux blancs semble désormais sortir du sol, devant la façade historique en brique. Le tressage se ramifie en partie haute et se transforme en toiture cintrée. Cette dernière est recouverte de panneaux d’aluminium et, en rive, de verre pour éclairer naturellement la façade historique.

La place, avec un rayon de 60 mètres, est désormais franchie par une structure triangulée autoporteuse. Cette dernière est constituée de poutres-caissons et de tubes en acier filant en diagonale. La structure se développe à partir d’un pilier indépendant qui se déploie comme un entonnoir en partie haute. Une façade en lamelles de verre est suspendue aux poutres de rive cintrées et assure la ventilation naturelle. Seize poteaux qui se ramifient en arborescence vers le haut sont positionnés tout le long du demi-cercle. Ils sont en appui sur de nouvelles fondations en pieux ou sur les murs de soutènement existants de la station de métro située en dessous. Grâce au poids relativement réduit de la structure triangulée préfabriquée, les plus grands éléments ont pu être montés à l’aide d’une grue, ce qui a nettement simplifié la logistique du chantier.

«simplicité et légèreté apparentes»

L’apparente simplicité et légèreté de la structure contribue énormément à la réussite du projet qui a reçu diverses prestigieuses récompenses. C’est pourtant un système tubulaire complexe qui allie la force de la triangulation, l’idée du treillis déployé et l’inspiration des éléments naturels. Une cascade inversée, un jaillissement, un arbre, une éruption: les comparaisons se multiplient. Quoi qu’il en soit, le voyageur qui pénètre dans le hall pour la première fois, aussi pressé soit-il, ne peut faire autrement que de lever les yeux et s’impressionner en découvrant la courbe, l’ampleur et la beauté de la structure.

Le choix de l’acier permet la plus grande légèreté. La couleur et les ouvertures zénithales assurent une haute qualité de lumière naturelle. Le nombre de connexions est impressionnant; le travail d’élaboration, de calculation, de dessin, de fabrication, de soudure des nœuds et d’assemblage est inusuel.

La préfabrication est dans ces cas un avantage majeur en faveur de la construction métallique comparativement à d’autres systèmes constructifs. Rapidité d’exécution, légèreté et liberté conceptuelle sont les autres arguments forts qui parlent pour l’acier.

Tous les travaux ont été exécutés sans interrompre l’activité du métro ni celle de la gare. Le bâtiment originel a aussi été restauré.CHR 4_acier_kings cross 3 CHR 4_acier_kings cross 4

Ne bougez plus!

massimo portrait 4Les transports de personnes et de marchandises ont coûté 95 milliards de francs en 2010. Cela représente 1000 francs par mois et par habitant, selon les chiffres de l’OFS publiés le 14 avril dernier. Des chiffres impressionnants qui ont naturellement fait les gros titres. L’Office fédéral de la statistique (OFS) a mené une vaste enquête, tentant de prendre en compte un maximum de facteurs. Ainsi sont comptabilisés non seulement les coûts du transport lui-même, à savoir le déplacement d’un point A à un point B, mais également tous les coûts induits: construction, entretien et exploitation des infrastructures; acquisition, exploitation et entretien des moyens de transport; accidents et effets négatifs sur l’environnement et la santé.

Le détail des chiffres nous apprend que les trois quarts de ces coûts (73,6 milliards) sont imputables au trafic des voyageurs dont près de 60 milliards pour le seul trafic routier (véhicules motorisés privés, bus, trams et mobilité douce). C’est également à la route que se rapportent, en chiffres absolus, les coûts les plus élevés liés à l’environnement et à la santé, soit 6,8 milliards. Le trafic ferroviaire a coûté 8,3 milliards de francs, le trafic aérien 5,7 milliards de francs.

« Les transports coûtent 1000 francs par mois, par habitant »

Si c’est bien la route qui génère le plus de coûts, ce sont également les usagers de la route qui se montrent les plus responsables. En effet, les coûts du trafic motorisé privé sont couverts à hauteur de 90% par les usagers eux-mêmes. Les usagers du rail atteignent péniblement 50%.

La publication de ces chiffres intervient alors que plusieurs objets sont traités par les Chambres fédérales. Il s’agit notamment du financement des transports (fonds pour la route FORTA) ainsi que de la réforme visant à augmenter le nombre de plateformes permettant le transfert des marchandises de la route au rail. Par ailleurs, l’initiative des Alpes, adoptées en votation en 1994, veut diminuer le trafic des poids lourds au profit du rail. Elle fait pression sur Berne pour que son texte soit appliqué.

D’aucuns s’emparent du constat de l’OFS pour prôner un retour à une société moins mobile, une «décroissance apaisée». Théorie séduisante à plus d’un titre qui oublie pourtant ce que l’enquête sur les coûts des transports dit entre les lignes: sans déplacements point d’échanges, point de rencontres et point de richesse. Notre société – même si nombre de services tendent à se virtualiser – reste dépendante du mouvement des personnes et des marchandises.

Et si même marcher induit des coûts, il est bon de rappeler que, en politique comme en santé, à terme, c’est souvent la sédentarité que l’on paie le plus cher!

Nouvel élan

Assainissement – Place Chauderon 4, Lausanne

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Alourdie par le temps et ne répondant plus aux attentes, une façade des années 70 laisse sa place à une nouvelle peau. Actuelle, tant dans la technique que dans l’apparence, elle assure un confort optimal aux utilisateurs. L’assainissement donne une nouvelle place au bâtiment, un nouvel élan, tel un juste écho aux objectifs des Services sociaux de la Ville de Lausanne, locataires des lieux.

CHR 3_chauderon 1… article complet à découvrir dans Chantiers & rénovation n°3.2015

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Jamais deux sans m3!

Métro, Lausanne                                                                                                    CHR 3_infrastructures_m3 1Lausanne compte assumer pleinement son rôle de capitale cantonale et renforcer sa position grandissante au niveau international. Les autorités viennent d’annoncer, coup sur coup, les grands projets de transports publics qui accompagneront le développement des prochaines années: une nouvelle ligne de métro et l’extension de la gare de Lausanne.  

 

Depuis son ouverture en 2008, le métro m2 est devenu un maillon indispensable des transports publics vaudois. Ce lien entre l’agglomération lausannoise et les autres régions du canton va encore prendre de l’importance ces prochaines années avec le développement du RER Vaud et l’agrandissement de la gare de Lausanne.

Le Conseil d’Etat a soumis au Grand Conseil un plan de développement du métro jusqu’en 2025, sous la forme de quatre projets de décret. Cette vision stratégique doit permettre de doubler la capacité entre le Flon et la gare de Lausanne tout en préparant l’arrivée de la nouvelle ligne de métro m3, en direction de La Blécherette.

Cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines (DIRH), Nuria Gorrite a présenté à mi-février un ambitieux programme permettant de doubler la capacité des métros au départ de la gare de Lau- sanne à l’horizon 2025. La mesure la plus urgente doit permettre au métro m2 de faire face à la hausse constante de ses usagers. Conçu pour 25 millions de passagers, il en a transporté 28 millions en 2014. Le Conseil d’Etat propose d’accorder une garantie d’emprunt de 36,2 millions aux Transports publics de la région lausannoise pour leur permettre d’acheter trois rames supplémentaires. En cas d’accord du Grand Conseil, ces trains additionnels pourront être livrés en 2017 déjà. Ils augmenteront la capacité du m2 de 5600 à 7000 voyageurs par heure et par sens entre la gare de Lausanne, le Flon et La Sallaz.

Le deuxième décret propose de débloquer un crédit d’étude de 12,5 millions de francs pour la création d’un nouveau tracé du métro entre les stations Grancy et Flon. Résultat: le m2 sera désormais intégralement à double voie. Il ne s’agit pas seulement de percer un nouveau tunnel, mais aussi de construire une nouvelle station plus proche des quais CFF. Cet arrêt de métro sera parfaitement intégré à la future partie souterraine de la gare de Lausanne, réalisée dans le cadre du plan ferroviaire Léman 2030. L’emplacement de la station, plus à l’ouest, permettra également de compenser le déplacement du centre de gravité du carrefour ferroviaire vaudois, avec l’allongement de ses quais en direction de Renens.

Le tracé libéré par le m2 sera réutilisé par une navette circulant toutes les trois minutes entre la gare et le Flon. Un crédit de 2,9 millions de francs est demandé au Grand Conseil pour les études de cette première étape de la future ligne de métro m3. Ce projet comprend la construction d’une nouvelle station au Flon, voisine de celle du m2. Ensemble, les deux métros permettront de porter la capacité de voyageurs par heure et par sens entre les stations Lausanne-Gare et Flon à 11700, soit le double de la situation actuelle. Un triplement est même possible, grâce à une augmentation des cadences d’un m2 intégralement en double voie. Ce plan de mesures pour les métros préserve en effet l’avenir.CHR 3_infrastructures_m3 2 - copie

Essentiel pour l’agglomération                                                                                          Le quatrième et dernier décret doit notamment permettre de préparer la deuxième étape du m3, entre le Flon et La Blécherette. Ce crédit de 3,5 millions de francs est destiné aux études de l’avant-projet. Celui- ci permettra entre autres d’élaborer le dossier pour son examen par la Confédération dans le cadre de la troisième génération des projets d’agglomérations. «Le développement des métros lausannois s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’ensemble de la chaîne des transports publics vaudois», conclut Nuria Gorrite, cheffe du Département des infrastructures et des ressources humaines. «Les forts développements du RER Vaud et des chemins de fer régionaux amèneront toujours plus de voyageurs à la gare de Lausanne. Il s’agit, avec ce plan de mesures pour le m2 et le m3, de renforcer le maillon essentiel de leurs déplacements entre l’agglomération lausannoise et toutes les régions du canton.»

La big gare!                                                                                                                       Le projet de transformation de la gare de Lausanne, tel qu’il a été mis à l’enquête le 14 avril, a été présenté le 19 mars par les CFF, l’Office fédéral des transports (OFT), le Canton de Vaud et la Ville de Lausanne. Les quais seront élargis et allongés afin d’accueillir des trains de 400 mètres de long, offrant davantage de places assises, et de renforcer la sécurité des voyageurs. Les passages inférieurs seront complètement reconstruits. De deux actuellement, ils passeront à trois et seront considérablement élargis pour permettre une meilleure répartition des flux de voyageurs.

Les interfaces avec la place de la Gare et avec la rue du Simplon seront également améliorées. La majestueuse marquise de la gare sera légèrement déplacée, mais préservée. Les travaux, qui devraient débuter en 2017, se dérouleront par tranches longitudinales successives, chacune comprenant un quai, les deux voies qui l’entourent, et les aménagements en sous-sol. Ils se déroule- ront du sud au nord de la gare.

Pendant toutes les étapes du chantier, la circulation des trains sera maintenue et il n’y aura pas de réduction du nombre de convois. Le montant des travaux, qui seront achevés en 2025, s’élève à 1,2 milliard de francs au total. •

L’innovation est au rendez-vous ! Venez voir!

Intermat 2015, Parisimage

Intermat, l’événement BTP de l’année bat son plein. Nous avons croisé plusieurs entrepreneurs romands dans les allées du Parc des expositions de Paris Nord Villepinte. A l’affût des tendances, ils sont prêts à découvrir et mettre en application ces innovations qui offriront un avantage à leurs entreprises. Foin des gadgets, ici tout le monde est concentré sur la performance réelle; la loi du terrain !

Si vous ne l’avez pas encore fait, vous avez jusqu’à samedi pour une escapade parisienne !

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Prêts, partez!

Intermat 2015, Paris

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Intermat 2015 est l’événement le plus important de l’année pour le secteur machines et construction. Plus de 1000 exposants seront présents du 20 au 25 avril prochain à Paris. Avec la création de la première édition du World of Concrete Europe, la manifestation trouve une nouvelle ampleur. Le célèbre architecte Rudy Ricciotti en est le parrain.

Tous les trois ans, à Paris, cet événement est le rendez-vous mondial de l’industrie des matériels et techniques pour la construction, en alternance avec les salons Bauma en Allemagne et Conexpo à Las Vegas (Etats-Unis).

Véritable «label» du salon, un espace de près de 30 000 m2 à l’extérieur, appelé Paris Démo, est réservé aux démonstrations; les constructeurs y mettent en scène leurs matériels et équipements pour la construction. L’occasion de valoriser en particulier la performance des matériels, en conditions réelles d’utilisation.

« 30 000 m2 de surface de démonstration »

Pour cette édition, la conception et la cartographie du salon sont entièrement repensées. Aux zones d’exposition «historiques» et à l’espace de démonstration extérieur s’ajoute, pour la première fois, le hall 7. Toute la filière de la construction – de l’amont avec la production et le traitement des matériaux, jusqu’à l’aval du cycle de vie d’un chantier avec la production et la mise en œuvre des produits de second œuvre du bâtiment et des produits d’équipement des ouvrages de génie civil – est présentée et les secteurs sont facilement identifiables. Cette organisation permettra également aux visiteurs de suivre un parcours de visite plus fluide entre les halls et l’exposition extérieure. Intermat 2015 valorise par là même les machines, matériels, équipements et solutions de ses exposants ainsi que les visites ciblées pour les professionnels de la construction, en fonction de leur métier d’application.

Béton très concret                                                                                                        Pour sa première édition qui se tiendra lors du salon Intermat, le World of Concrete Europe ne pouvait espérer un parrain plus emblématique que Rudy Ricciotti.

Architecte et ingénieur, Grand Prix Natio- nal d’Architecture en 2006, Médaille d’or de l’Académie d’Architecture, Rudy Ricciotti est représentatif de cette génération d’archi- tectes qui allient puissance de création et véritable culture constructive. Pionnier et ambassadeur du béton, il sublime les bétons innovants dans des réalisations marquantes: Mucem à Marseille, Département des Arts de l’Islam au Louvre, Stade Jean- Bouin à Paris, Musée Jean-Cocteau à Menton, Pont de la République à Montpellier, Passerelle de la Paix à Séoul, Philharmonie Nikolaisaal à Potsdam-Allemagne.

Ce parrainage se concrétisera par la présence de l’architecte lors du premier jour du salon. Le 21 avril, Rudy Ricciotti présentera ses principaux projets lors d’une conférence inaugurale et dans le cadre d’une rencontre avec la presse française et internationale. Il assistera également à la visite privée du salon en présence de Maryvonne Lanoë, Commissaire générale du salon. Il sera aussi présent au cocktail inaugural en présence des partenaires, journalistes et VIP.intermat banner

Carpe diem? Demain!

massimo portrait 4Malgré l’arrivée du printemps, de son air pétillant porteur de promesses en forme de terrasses ensoleillées et de plages dorées, le stress reste de mise. Laissez naître en vous l’espace de quelques secondes l’envie de vous mettre au vert et «les exigences du planning» vous ramèneront rapidement à la réalité.

Difficile exercice que celui de toujours être au top dans notre société focalisée sur la performance. Tensions musculaires, migraines récurrentes, dépression, burnout, infarctus et AVC font partie du vocabulaire du monde professionnel occidental. A la sortie du bureau, chacun se défoule à sa manière. Les salles de sport s’emplissent, toutes sortes d’activités artistiques/créatrices nous sont proposées et les diversions de tous les types – technologiques, culinaires, connectés, sportifs, virtuels, mécaniques, charnels ou psychotropes – pullulent.

En même temps – et paradoxalement – notre époque tend vers toujours plus de conscience. La santé, l’écologie, le bien-être, les produits locaux et naturels. Les médias tirent des portraits élogieux de ces managers épicuriens qui tiennent en équilibre – tout du moins sur le papier glacé des magazines – une vie de famille heureuse, une carrière brillante et une forme physique enviable. «Carpe diem», nous répète-t-on. «Cueillez l’instant présent, profitez de la vie!» Si notre société a longtemps été dominée par le culte du travail, de l’effort et de l’ascèse, celui-ci a largement laissé place à un individualisme hédoniste sensoriel et matérialiste.

Cette locution latine devenue d’usage courant est pourtant tronquée de sa fin. Elle nous vient d’un poème latin d’Horace et récite dans son entier: «Carpe diem quam minimum credula postero», soit, traduit littéralement, «Cueille le jour présent et sois le moins crédule possible quant au jour suivant». La subtilité est toute là. Il y a toujours un «jour suivant». Et le sage latin nous invite non pas à l’insouciance, mais, au contraire, à tirer le meilleur d’aujourd’hui car demain est incertain et pourrait donc ne pas être aussi bon. L’inexorable menace du lendemain est toujours là. Se donner entièrement au plaisir présent? Se laisser aller dans la liberté de l’instant? Horace n’y pense pas. Il prône plutôt une recherche du plaisir ordonnée qui vise à éviter tout déplaisir et toute déception.

« Record battu! Pas de quoi se réjouir. »

La SSE vient de fournir les résultats de sa dernière enquête trimestrielle (voir p. 6) avec lesquels elle nous annonce la fin d’une longue phase de croissance. Le secteur de la construction a battu des records et dépassé le plafond des 20 milliards de chiffre d’affaires, pourtant l’heure n’est pas aux réjouissances. Le ralentissement conjoncturel est perceptible, la cherté du franc aura de probables effets à moyen et long termes et les projets de révision de la LAT ne laissent présager rien de bon. Le printemps ou le stress? La maîtrise ou l’instant présent? La dictature du succès et l’impératif du plaisir se font à nouveau face. Carpe diem? Demain!

La mue du Stade de Genève

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Actualité

Capture d’écran 2015-03-30 à 09.17.09Inauguré en 2003, le stade de Genève s’apprête à vivre sa première grande mue. Le président du FC Servette, Hugh Quennec à présenté un vaste projet de transformation élaboré avec le bureau d’architectes Portier-De Giuli. Il s’agit globalement de donner une plus grande assise fonctionnelle et commerciale à l’enceinte sportive. Les architectes ont dessiné un vaste socle qui entoure tous les gradins et donne appuis à la toiture rénovée. La pelouse naturelle deviendra synthétique et le nombre de places réduit à environ 18’000 sièges. Le coût global est devisé à 25 – 30 millions. (Plus d’infos: http://www.tdg.ch/sports/sfc/Stade-a-18-000-places-gazon-artificiel-Servette-fait-sa-revolution/story/14507153)

Minergie et photovoltaïque

Réglementation – énergie                                                                                                  Le Conseil fédéral a modifié la réglementation quant au soutien des installations photovoltaïques le 1er avril 2014. Il a notamment introduit la possibilité de toucher une rétribution unique (RU) et la possibilité d’auto-consommer sa propre production photovoltaïque. Cette nouvelle situation a conduit Minergie à revoir sa pratique quant au bilan énergétique.

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L’ordonnance du Conseil fédéral prévoit que tous les exploitants de nouvelles installations photovoltaïques comprises entre 10 kWp et 30 kWp peuvent opter pour la rétribution à prix coûtant (RPC) ou la rétribution unique (RU), qui s’élève au maximum à 30% des coûts d’investissement. Les installations de 2 kWp à 10 kWp ne peuvent recevoir dorénavant que la rétribution unique et les installations photovoltaïques d’une puissance inférieure à 2 kWp ne perçoivent ni la RPC, ni une rétribution unique. Par ailleurs, les exploitations d’installations photovoltaïques peuvent dorénavant auto-consommer tout ou partie de leur propre production. Ces modifications sont substantielles et ont conduit Minergie à modifier sa pratique quant à la prise en compte de l’électricité photovoltaïque dans les bilans énergétiques des objets demandant la labellisation Minergie: ce courant photovoltaïque y est à présent totalement pris en compte, sauf dans quelques cas particuliers.

Les bilans énergétiques des objets demandant la labellisation Minergie sont établis maintenant selon les exigences décrites ci-dessous et éclairées par le tableau suivant:

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Vue d’ensemble de la prise en compte du courant photovoltaïque dans le bilan énergétique Minergie                                                                                                  Toutes ces dispositions sont déjà en vigueur, sauf celles indiquant une date d’entrée en force. Elles concernent tous les standards (Minergie, Minergie-P et Minergie- A, pour les nouvelles constructions comme pour les rénovations).

1. Le courant provenant des installations photovoltaïques recevant la rétribution unique (RU) est inclus dans le bilan énergétique.

2. Dès le 01.01.2016, le courant provenant des installations photovoltaïques de ≥ 30 kWp recevant la RPC et avec consommation propre sera inclus dans le bilan énergétique.

3. Le courant provenant des installations photovoltaïques de 10 à 30 kWp recevant la RPC, qu’il y ait ou non de l’auto-consommation, n’est pas inclus dans le bilan énergétique.

4. Le courant provenant d’installations photovoltaïques ne recevant ni RU ni RPC est compris dans le bilan énergétique.

5. Dès le 01.01.2016, le courant de bourses solaires sera pris en compte dans le bilan énergétique.

Conditions: L’installation photovoltaïque doit se trouver sur le bâtiment même ou dans son environnement immédiat.